Péninsule de Dingle
Europe,  Irlande

La Wild Atlantic Way à Vélo – Le Guide Pratique

Comme promis, après trois semaines à pédaler sur les routes sinueuses et verdoyantes de la Wild Atlantic Way, un Guide Pratique pour vous aider dans la préparation de votre futur voyage à vélo me paraissait nécessaire. Dans ce guide, vous retrouverez tous les éléments qui ont constitué cette aventure sur l’île d’Emeraude, que ce soit d’un point de vue physique, matériel ou financier. On ne se cache rien ! (ou presque :p)

Choisir mon itinéraire ne fut pas très compliqué, mon objectif étant la Wild Atlantique Way. Cependant, je vous recommande plus que vivement de partir avec une carte routière Michelin. Seule une carte saura vous indiquer les plus belles routes, ce qu’un GPS, à ma connaissance, ne peut pas faire.  Et puis sur la carte vous pourrez gribouiller votre parcours, mettre des notes etc.

Comme je suis arrivée à Ringaskiddy par la voie maritime, j’ai logiquement effectué mon circuit en partant du Sud vers le Nord. C’est un petit hasard qui présente bien des avantages :

  1. Vous aurez plus de pentes que de côtes,
  2. Il parait que le vent vient du Sud-Ouest (bien que ce ne soit pas une règle absolue) ce qui signifie que vous aurez plus de chances d’avoir le vent dans le dos que de face,
  3. Vous roulerez côté océan. Et ça c’est super pratique quand on veut s’arrêter prendre des photos en plus de faciliter la découverte du paysage

Sur la carte ci-dessous, je vous ai mis toutes les informations sur les camping (leur localisation, les prix, mon avis), mes spots coups de coeur et les sites d’intérêts touristiques. Tous les prix indiqués s’appliquent dans le cas d’un voyage à vélo. Le prix des camping est bien-sûr différent si vous voyagez en voiture. Dans tous le cas, je vous ai mis les sites web pour que vous puissiez vérifier les prix par vous-même, ces derniers étant susceptibles d’évoluer dans le temps. J’espère qu’elle vous sera utile et qu’elle vous permettra de préparer au mieux votre futur biketrip.

Pour vous rendre en Irlande avec votre vélo vous avez plusieurs options qui présentent toutes des avantages et des inconvénients. Tout va dépendre du temps que vous avez devant vous pour vous rendre en Irlande, de votre point de départ et de toute une série de paramètres qui vous sont propres et qui feront pencher la balance d’un côté ou de l’autre.  Au moment de mon voyage, j’habitais à Lyon. Par vraiment la porte à côté de l’Irlande. J’ai donc pesé le pour et le contre des trois moyens de transports possibles au regard du temps que j’avais devant moi, c’est à dire trois semaines et de mon budget, c’est-à-dire peu de chose. 

L’avion

Certaines compagnies aériennes prennent en charge les bagages volumineux, moyennant finance. Des frais supplémentaires vous seront demandés et il conviendra d’emballer votre vélo de façon à ce que ce dernier survive au voyage sans encombre. Selon les compagnies, ce service en plus peut être plus ou moins élevé. Il faut vérifier auprès d’eux au moment de votre réservation ou dans la FAQ si vous faites la réservation en ligne. 

Par ailleurs, sachez que si pour X ou Y raison, vous êtes amené(e) à faire une escale, il est possible que vous deviez procéder à nouveau à l’enregistrement de votre bagage. Tout cela se vérifie au préalable, bien sûr, mais ces petites contraintes m’ont parues trop complexes au regard du temps que j’allais passer en Irlande et surtout trop onéreuse par rapport à mon budget. 

Le bateau

 Il existe plusieurs compagnies qui relient régulièrement la France, l’Irlande et la Grande-Bretagne. Les points de départs de ces compagnies, si vous souhaitez rejoindre directement les cotes irlandaises, sont Roscoff et Cherbourg

Au départ de Cherbourg, vous pouvez rejoindre les villes de Rosslare et Dublin sur la côte est de l’île. 
Au départ de Roscoff, vous pouvez rejoindre les villes de Rosslare et Ringaskiddy (Cork)

Attention, selon l’Itinéraire emprunté, vous aurez des liaisons hebdomadaires ou quotidiennes. Faites donc attention à ne pas vous louper, au risque de devoir patienter une semaine supplémentaire en Irlande ou en France.

Personnellement, j’ai pris l’option Roscoff/Ringaskiddy avec Brittany Ferries pour plusieurs raisons : 

  • Les dates collaient à mon projet,
  • Ringaskiddy est au début de la WAW (Wild Atlantic Way) et 
  • Brittany Ferries pratique des réductions étudiantes sans limite d’âge ! (Cc les gens qui pensent qu’on est étudiant que jusqu’à 26 ans…)

Toutes les liaisons sont indiquées sur les sites des deux compagnies (en français) Brittany Ferries et Irish Ferries

Voyage à vélo en Irlande - Traversée en bateau

Le train 

Maintenant que vous avez vos billets de ferry, à moins d’habiter à Roscoff ou Cherbourg, vous allez devoir rejoindre ces deux villes d’une manière ou d’une autre. Alors bien-sûr, ceux qui ont le temps et les jusqu’au-boutistes, iront à vélo et ceux qui ont moins de temps devront prendre le train. 

Habitant à Lyon, il fallait que je trouve un train qui accepte les vélos avec le moins de correspondances possibles, vu que j’avais pas mal de bagages avec moi et seulement deux bras. Et là, ça devient très compliqué, mais pas impossible. (Allez faire un tour dans l’épisode #1 vous comprendrez mieux)

Le TGV vous permet de voyager avec votre vélo de deux manières : 

  • Avec votre vélo démonté et soigneusement rangé dans une housse aux mensurations précises (120×90) sans frais supplémentaires
  • Avec votre vélo non démonté avec un supplément à condition que le train soit équipé d’une voiture à vélo

Au moment de votre réservation sur le site de oui.sncf, cliquez sur « + de critères » situé à côté du bouton « rechercher » puis tout en bas de la page, en tout petit, vous trouverez un lien « voyagez avec votre vélo« . En cochant cette option, le site vous proposera uniquement les trains acceptant les vélos démontés ou non, selon ce que vous aurez indiqué. 

J’ai pu prendre le TGV Lyon-Rennes avec mon vélo démonté et rangé dans une housse. Cette ligne ne propose pas d’autre choix. Je vous laisse imaginer la galère que cela a été de charger le train avec mon vélo dans sa housse, mes sacoches de voyages, ma roue avant et les gardes-boue (oui, parce que sinon, le vélo ne rentre pas dans la housse…)

Si vous avez de la chance, votre ligne proposera un compartiment pour vélo non démontés, mais attention au nombre de vélos autorisés. 

Les TER disposent de compartiments dédiés aux vélos, avec soit des sangles pour le fixer, soit des crochets de boucher pour les suspendre. Je n’ai pas eu de problème particulier avec les TER si ce n’est que les espaces sont très réduits pour les vélos et que la présence de marches pour accéder au compartiment (voire au train) m’a semblé fort peu judicieuse. 

Toutes les informations sur les conditions pour voyager avec un vélo sont ici

Il y a plusieurs « écoles » de voyageurs à vélo. Sur les routes, vous trouverez tous les styles de cyclistes et tout type de vélos.  Vous pouvez globalement voyager avec n’importe  quel vélo à condition de prendre en compte certains paramètres avant de vous élancer à l’assaut des routes. 

  1. Quel type de route allez-vous emprunter : asphalte, chemin, piste ? 
  2. Quel poids pensez-vous ajouter à votre vélo ? 
  3. Combien de temps pensez-vous partir ? 

Le revêtement routier : Si vous pensez voyager sur du goudron pendant 1000 kilomètres (comme moi) il est à priori inutile d’investir 1000 euros dans un vélo avec cadre en acier et tout le bazar. En revanche, votre confort sur le vélo ne sera pas le même. Vous ferrez plus de kilomètres par jour et vous vous fatiguerez beaucoup moins avec un vélo adapté qu’avec un B’Twin 520 !

Dès que vous sortez des zones goudronnées, il faut envisager d’investir dans un vélo qui supporte mieux les aléas du chemin ou de la piste. Sur un sol meuble, le cadre de votre vélo sera soumis à des tensions importantes, auxquelles viennent s’ajouter le poids de vos bagages et de vous même. De même que le diamètre de vos roues jouera un rôle important dans votre capacité à avancer sur des routes non goudronnées (largeur et diamètre important => meilleure adhérence => progression facilité, mais démarrage plus difficile). Les jantes de vos roues seront également soumises à rude épreuve. Plus vous aurez de rayons sur votre jante, plus les distorsions et le risque de voilage seront limités. 

Le poids : Plus vous chargerez votre vélo et plus vous aurez du mal à avancer. De même que vous soumettrez votre destrier à des tensions et pressions très importantes au niveau des roues et de votre transmission. Le démarrage sera également plus difficile. Un vélo avec une transmission faiblarde, a plus de chance de vous lâcher en cours de route, surtout si vous partez pour une très longue distance. 

La durée : Personnellement je suis partie 3 semaines. C’était génial, j’ai adoré mon voyage et j’ai hâte de pouvoir repartir pour de nouvelles aventures à vélo. Sauf que la prochaine fois, j’aimerais partir plus longtemps. Et je sais que mon B’Twin 520 (qui n’est pas un vélo fait pour le voyage) ne sera pas à la hauteur. J’aimerais pouvoir faire plus de 50 ou 80 km par jour sans ramasser mes rotules à la fin de ma journée, ni mon dos. Donc pour un très long voyage, le confort sera primordial pour votre physique et votre moral ! 

Bien évidemment, chacun ne ressent pas les choses de la même manière, nous avons tous un parcours de blessures différent et plus ou moins grave. Certains voyages avec presque rien sur de vieux VTT, d’autres partent en FatBike et d’autres investissent dans des vélo de voyage ultra technique. A vous de trouver votre équilibre. Gardez en tête que votre vélo ne doit pas devenir un boulet ou risque de gâcher tout plaisir. 

Voyage à vélo en Irlande

Comme expliqué précédemment, je suis partie avec un B’Twin 520, qui est loin d’être un vélo fait pour le voyage. Cela dit, il m’a au moins permis de faire ce voyage en Irlande et je ne vais pas cracher dans la soupe. 

Globalement, il est indispensable de partir avec de quoi palier à une éventuelle casse ou avarie matérielle. Par ailleurs, il est normalement recommandé d’équilibrer les charges de son vélo en mettant aussi des sacoches à l’avant. Personnellement, je n’ai mis que des sacoches à l’arrière pour des questions de budget, mais pour mon prochain voyage je partirai avec des  sacoches avant. J’ai également procédé à quelques modifications primaires sur mon vélo, histoire de mettre toutes les chances de mon côté.

Tout ce qui est en bleu, correspond à ce que j’avais déjà avant de partir.

Le Vélo : 

Les sacoches Ortlieb : Un must pour tout voyage à vélo. Étanches et résistantes.  

La selle Brooks : Pas très convaincue au début, la selle s’est révélée très confortable. L’avantage de ces selles c’est qu’elles vieillissent mieux que les selles avec gel qui finissent pas perdre leur « gonflant ». 

Le guidon papillon : Assez déçue. Je n’ai pas réussi à trouver ma position sur le guidon malgré de nombreux test et réglages et mes poignets en ont souffert. Par ailleurs, dès qu’il pleut, la mousse se gorge d’eau ce qui est très désagréable. 

Les pédales : J’ai échangé mes pédales en plastiques contre des pédales en métal, plus résistantes à la pression que j’allais leur infliger. En revanche, le retour de pédale dans le tibia ou le mollet est moins sympathique ^^ 

La housse de vélo : Les dimensions sont très très justes. J’ai dû forcer pour fermer la housse et elle n’est pas du tout pratique pour mettre le vélo dedans. Mais disons qu’elle a fait le job. Par chance j’ai pu la confier à des copains rennais, qui me l’on gardé au chaud pendant mon voyage. Sinon j’aurai dû me la trimbaler pendant mon périple et elle est très peu compacte.

Tout le matériel de réparation, n’a heureusement pas servi 🙂 Cela dit, cela pesait assez lourd dans mes sacoches. A voir, si ce n’est pas mieux, selon le pays visité, de faire les réparations dans les petites boutiques (s’il y en a !)

Le Bivouac : 

Le kit popote : il a fait le boulot et est très léger, ce qui est un réel avantage. Mais c’est de l’aluminium. Donc pas très bon pour la santé. A voir pour la prochaine fois…

Le Sac de Couchage : Mon meilleur ennemi pendant ces trois semaines. Autant, j’étais trop bien dedans, autant il prenait beaucoup trop de place (une sacoche rien que pour lui), pesait trop lourd (2kg) et était une vraie galère à plier le matin. Je recommande un sac plus léger et plus compressible (ce qui implique potentiellement un duvet…les amis de la cause animale préféreront une autre option)

La Tente : Une catastrophe. J’ai pas d’autres mots. Prenez une tente qui a peu de prise au vent et qui dispose d’un auvent. Un igloo, c’est juste n’importe quoi (je vous en parle dans l’épisode #4) ! 

Le Prêt à Porter : 

Les guêtres Vaude : Elles sont étanches, on les remercie, mais elles sont très inconfortables. Elles serrent beaucoup trop et grattent. 

Les lunettes : Parfait pour vous protéger des insectes volants et de la pluie. Surtout quand vous êtes en pleine descente.

Le casque : Nickel, il a fièrement orné la commode de ma chambre pendant mon séjour ^^

Le buff (Tour de cou) : Très utile pour se protéger du soleil, se tenir les cheveux, se tenir chaud etc et très léger…il sert pour beaucoup de choses. Ne partez pas sans ! 

Les cuissards : le modèle occasionnel porte bien son nom…passées deux heures, il montre ses limites. En revanche, le cuissard 900 femme était OK, mais pas très agréable à porter et pas du tout efficace pour le pubis et ses copines . Sans parler du cul dégueulasse que ça donne (je dis ça comme ça), mais on n’est pas là pour ça, hein !

Le petit truc en plus : gardez toujours des vêtements propres que vous dédiez à votre vie post-vélo. Vous vous sentirez bien mieux dans des vêtements propres après une grosse journée. 

Le High-Tech/Photo : 

Le chargeur solaire : Très bon investissement. Recharge très bien mon téléphone en plein soleil. Un peu moins rapidement que sur une prise de terre, mais rien d’anormal. En revanche, impossible de charger mon action cam’. Et je ne sais pas pourquoi :/ Un problème de compatibilité de prises usb sans doute.

Le compteur kilométrique : Bon alors, là, on va parler franchement. Je me doute bien qu’au prix de 9.99€ je ne vais pas avoir le nec plus ultra du compteur à vélo. Cela dit, lorsque l’on vend un produit destiné à être utilisé en extérieur, on pourrait s’attendre à ce qu’il soit étanche…et bien non ! Il a rendu l’âme au bout de 3 jours. 

La housse de carte : Moyennement étanche. Elle prend l’humidité via la fermeture Eclair. Dommage, mais ma carte s’en est remise. 

L’hygiène : 

Je n’ai pas fait de tableau récap’ pour cette partie là, mais en gros, prenez une serviette microfibre qui sèche rapidement et un gant de toilette. C’est très utile pour faire une petite toilette de chat si vous ne pouvez pas prendre de douche. 

Mesdames : Pour le voyage, j’ai opté pour des tampons. Cela me semblait plus pratique de les mettre dans un sac puis de les jeter à la poubelle dès que possible, que d’utiliser ma coupe menstruelle avec tout ce que cela implique (vidage dans le nature et nettoyage, je ne sais pas trop comment). Ce n’est pas très zéro déchet, mais on ne peut pas gagner à tous les coups ! 

Ce qui m’a manqué

Une béquille en mesure de supporter le poids de mon vélo. Celle d’origine était totalement inutile. Certaines se fixent sur le cadre supérieur du vélo, offrant ainsi davantage de résistance. Les béquilles centrales ne sont pas efficaces. Le poids des sacoches fait basculer le vélo. 

Des sacoches avants pour mieux répartir le poids. 

Au total j’en ai eu pour 784€ d’équipement, financés par mes copains pour ma pendaison de crémaillère et mon anniversaire  (Bisous les copains :-*)

Ce paragraphe s’adresse surtout à celles et ceux qui n’ont jamais fait de voyage à vélo. Les autres savent déjà de quoi ils ont besoin.

Je suis sportive. J’ai fait du sport toute ma vie (depuis l’âge de 12 ans) particulièrement du volley-ball en compétition pendant une bonne vingtaine d’années, puis je me suis mise à la course il y a 3 ans, sans jamais faire plus de 20 km par semaine avec une vitesse moyenne de 10 km par heure. Cela peut paraître beaucoup pour celles et ceux qui ne courent pas, mais en fait c’est pas énorme (disons que j’ai des périodes de flemmingite aigüe) et je me suis mise à l’escalade il y a un an. Et comme vous pourrez le constater, je n’ai jamais fait vraiment de vélo. J’ai appris quand j’étais petite, mais je n’ai jamais vraiment aimer ça. En fait, jusqu’à il y a deux ans, le vélo, ça me faisait royalement ch*er. 

Donc oui, j’ai certaines aptitudes physique et une relative endurance (quoique…), mais je ne suis pas portée sur le vélo. Pourtant, cela ne m’a pas empêché de faire 1000 km. 

En fait ce qui est formidable avec le voyage à vélo, c’est que l’on développe progressivement son endurance. Plus vous avancerez dans votre voyage, plus cela deviendra facile d’égrener les kilomètres. Entraînez-vous régulièrement à vide en faisant 30 kilomètres, puis 40, puis 50. Cela semble impossible au début, mais en réalité, les 50 kilomètres arrivent beaucoup plus rapidement qu’on ne le croie, surtout à vide. Faites-les une à deux fois par semaine. Allez jusqu’à un parc ou un bois près de chez vous, faites-y un tour et revenez. Ensuite, quand 50 kilomètres ne vous sembleront plus le bout du monde, faites-les avec vos sacoches remplies. 

Il est évident que si pour un premier voyage à vélo vous décidez de vous lancer à l’assaut des Alpes, vous risquez d’être très vite dépassé(e) physiquement et d’être écoeuré(e) de l’expérience. L’Irlande n’est pas le plus facile, du fait des conditions météo et de sa topographie, mais j’aime bien essayer de me dépasser physiquement et psychologiquement. Sinon, pour un premier voyage à vélo vous pouvez tenter le canal du Midi ou les bords de la Loire, si vraiment vous avez besoin de vous rassurer.

Comme vous l’aurez peut-être remarqué plus haut, dans le tableau récapitulatif des équipements, je n’ai rien prévu pour ma sécurité sur le vélo. 

Erreur ! Les irlandais sont des personnes charmantes et accueillantes (sauf vers Galway, mais c’est un avis personnel :p), mais pour ce qui est de la sécurité routière, on repassera. Dans 90% des cas, les véhicules me dépassaient en me frôlant et sans ralentir. Il y en a même qui passaient tellement près, que j’aurai pu toucher leur rétroviseur juste en tendant les doigts…Bref, pas cool du tout.

Ce qui s’applique pour mon voyage en Irlande, peut aussi s’appliquer dans le reste du monde. Voici ce que je vous recommande de prendre avec vous : 

Un écarteur de danger : cela obligera les voitures à se déporter d’au-moins un mètre. J’ai regretté de ne pas en avoir un. J’y aurais accroché une fourchette, histoire que le conducteur ou la conductrice se rappelle qu’il faut s’éloigner si on veut garder sa peinture nickel (je plaisante…un peu)

Un rétroviseur : très utile ! Car quand on est chargé, le moindre mouvement de tête peut facilement déséquilibrer le vélo. Un rétro vous évitera d’avoir à vous retourner. Surtout quand vous avez une capuche qui peut vous bloquer la vue. 

Un casque : Ça c’est évident, même si je suis partie sans :p

Pour ce qui est du revêtement routier, c’est tout simplement un cauchemar…C’est abrasif au possible, et par endroit vous rencontrerez de nombreux nids de poules. Ce qui veut dire que vous avancez encore plus lentement que prévu et le risque de crevaison est accru. Bon, après, on a le temps de les voir arriver les nids de poules, quand on est sur son vélo. 

Voyage à vélo en Irlande

Sinon, les panneaux routiers sont normalement assez explicites et les directions sont assez claires. Personnellement, je n’ai eu aucune difficulté à me repérer en utilisant uniquement la carte routière. De toute façon, vous n’avez qu’à suivre les panneaux qui indiquent le « W » de la Wild Atlantic Way. Ne vous trompez pas entre le Nord et le Sud, c’est tout. 

Je n’avais pas pris de cadenas avec moi pendant le voyage. Quand je m’arrêtais faire quelques courses, je laissais le vélo devant le magasin, voire dans l’entrée si possible. Vu le poids qu’il faisait, le voleur ne risquait pas de partir bien loin (et puis un B’Twin…). Idem pour la nuit. De toute façon je dormais en camping, donc c’était normalement sécurisé. Et puis, les irlandais sont gentils de toute façon, mais le risque zéro n’existe pas. Nombreux et nombreuses sont celles et ceux qui se sont retrouvé sans vélo pendant leur voyage. 

WarmShower : le réseau est très peu développé en Irlande. Je n’ai réussi à en trouver aucun sur mon itinéraire. 

Couchsurfing : le réseau n’est pas très développé, mais est tout de même plus actif que WarmShower. 

Camping : Alors les camping en Irlande sont assez sommaires. En fait, j’ai globalement l’impression que le sport favori c’est la caravane ou le camping-car. Du coup, les tentes ont les emplacements les plus pourris, rarement à l’abri du vent et des intempéries. Il y a de quoi enragé quand les emplacements des tentes sont situés en plein couloir de vent, quand on sait comment il peut souffler par là-bas.

La douche fait parfois l’objet d’un supplément de 1€ pour une durée limitée de 5 ou 8 min. La première fois, ça fait bizarre. Mais tous n’appliquent pas les mêmes règles. Cela dit, comptez entre 8 et 10€ pour une tente. 

Il y a des camping le long de la Wild Atlantic Way, mais attention aux saisons. A partir de la mi-septembre, certains camping commencent à fermer dans le nord du pays. Personnellement, j’ai suivi les indications de ma carte Michelin. Elles étaient globalement exactes, sauf pour un ou deux camping qui étaient soit fermés, soit réservés aux mobile-home. Sinon, il existe un guide officiel des camping irlandais, avec les périodes d’ouvertures et les prix. Je vous recommande de le télécharger, cela vous évitera les mauvaises surprises. 

Camping sauvage

Bon courage ! Le long de la Wild Atlantic Way, je n’ai croisé que des champs fermés par des barrières et très peu de forêts. Vous pouvez toujours essayer de trouver le propriétaire du champ et lui demander de vous laisser camper sur son terrain. Cela dit, il faut arriver à trouver quelqu’un à qui parler quand on est en rase campagne et en basse saison. Je ne vous recommande pas de franchir les barrières. On ne sait jamais comment le propriétaire peut réagir s’il vous trouve ici. Il vous reste les plages, mais vous êtes exposés aux embruns et aux marées. Si vous arrivez à trouver un bon spot à l’abri du vent, vous vous régalerez certainement. 

Voyager à vélo en Irlande

Epinglez ce Guide Pratique sur Pinterest

4 Comments

  • Ounadjela stephane

    Merci pour ce retour d expérience, comme quoi il n y a pas besoin d avoir 5ooo euros de matos, mais il est vrai que pour certains matos , tente , duvet il vaux mieux avoir de la qualité les poignées hyper important : après 1000 km sur la velodysse j avais u des fourmillements dans les doigts pendant 3 mois , niveau pédale j ai pris des pédales de bmx super accroche
    Salut et Bonne route 😎

    • Vany

      Salut Stéphane, en effet pas besoin d’avoir 5000€ de matos pour se faire plaisir, mais cela aide au niveau du confort. J’ai eu les deux gros orteils complètement insensibles pendant plusieurs mois (d’ailleurs le gauche n’est pas complétement rétabli et ça fait 6 mois que je suis rentrée). Je me sens rassurée de ne pas être là seule ^^. Je pense que c’est un problème de posture et d’appui. En tout cas, je sais avec quoi ne pas partir la prochaine fois 🙂