Péninsule de Dingle
Europe,  Irlande

La Wild Atlantic Way à vélo #3 – De Killarney aux Falaises de Moher

 
Précédemment dans Les Péripéties de Vany : 

Dans l'épisode #2 de mon voyage en Irlande, je vous racontais ma première semaine à vélo : mon arrivée à la pointe sud de l'île, Mizen Head, sous des rafales de vent ; l'enfer des journées où la pluie tombe en continue pendant des heures et des heures à Bantry ; la passage du col et la poussée lente et fastidieuse du vélo sous de rafales de vent accompagnées par la pluie giflant mon visage et mettant mon moral à rude épreuve ; j'évoquais aussi avec vous les paysages magnifiques des landes irlandaises, de sa côte déchiquetée par les éléments, ses collines et son ciel bleu. Quand on aime, on ne compte pas, alors mon B'Twin et moi on vous emmène pour une nouvelle semaine de péripéties et de rebondissements cycliques.

De Killarney à Murreagh

15 septembre 2017

Le route est monotone depuis que j'ai quitté le camping d'Agadoe à la sortie de Killarney. Pour éviter la Nationale 72, je pris l'option d'une route secondaire, mais qui n'a pas beaucoup d'intérêt. Alors je roule. Fixant devant moi les courbes de l'asphalte.

Pendant que je suis perdue dans mes pensées, un autre cycliste arrive en face et vient à ma rencontre et tailler une bavette. 

Le monsieur est néo-zélandais, il a fait plein de voyages de dingue à vélo, on parle de l'état de la route, des voitures qu'il trouve dangereuses (ah bon ?!), il m'a recommandé quelques points de chutes pour dormir etc. Bref, on a parlé boutique. C'était vraiment super sympa. A refaire ! Mais sur une route plus large ou alors sur un trottoir, hein ! 

Nous repartons chacun de notre côté, en nous souhaitant un "safe trip". 

Après quelques kilomètres, j'entre-aperçois enfin l'océan et la côte qui se dessine. C'est la péninsule de Dingle. Une demie-heure plus tard une immense plage, longue d'un bon kilomètre fait son apparition. Je continue, en gardant la tête irrémédiablement tournée à gauche. Le soleil est pâle. Presque blanc. L'eau scintille sur de larges étendues et réfléchit la lumière brutalement.  

Des claquements arrivent du loin. Des Fous de Bassan qui chassent. Ils plongent à pic dans l'eau pour attraper du poisson. Lorsqu'ils touchent l'eau le bruit est incroyable. Un claquement d'une violence inouïe vue la distance à laquelle je me trouve. Impossible de faire une photo de bonne qualité avec mon matériel, mais j'essaye quand même. 

Peninsule de Dingle

Les premières falaises de la péninsule font leur apparition, je me régale d'avance du paysage qui va m'accompagner jusqu'à la ville de Dingle. 

Péninsule de Dingle

Sauf qu'en fait, très rapidement la route s'enfonce dans les terres et l'océan disparait. Et comme ça, sans prévenir personne, je me retrouve à monter des lacets et avec du dénivelé. 

Tant pis. Alors je ramasse mes forces et ma détermination et essaye de faire abstraction du reste. Je transpire à grosses gouttes, mais je ne pense qu'à une chose : chaque coup de pédale me rapproche de mon objectif. J'ai les yeux rivés sur l'asphalte. Je ne lève la tête que de temps en temps pour ne pas perdre ma motivation. 

Je récupère dès que je peux sur les sections plus ou moins plates de la route. Je souffle et laisse le poids de mes jambes entraîner le vélo plutôt qu'appuyer dessus. Cela me paraît interminable. A chaque fois que je pense en avoir fini, que c'est la dernière côte, il y en a une autre qui apparaît comme par magie ! 

C'est au bout de ce qui m'a semblé être une vie, que j'arrive enfin dans la ville de Dingle. Je peux vous dire que je me suis fait plaisir sur la redescente ! 

Le ciel s'est bien dégagé et j'en profite pour aller faire un tour sur la plage, qui est à 1 ou 2 kilomètres plus loin. J'y vais à pied, j'ai fait assez de vélo pour aujourd'hui...

Je suis épuisée par cette journée, mais marcher me fait un bien fou. Je déambule longuement le long de la plage de sable fin. Le jour décline et offre une belle lumière. 

Les touffes d'herbes qui jalonnent la dune se transforment et se parent de reflets d'or. La baie se vide lentement et les promeneurs quittent les lieux avec leur chien. Il ne reste plus que moi et le squelette d'un phoque...

Péninsule de Dingle

Après une longue balade en plein air, à marcher sur le sable blanc, je rentre enfin au camping savourer ma bière fraîche en profitant des derniers rayons du soleil qui réchauffent l'atmosphère. 

Demain, j'attaque le tour de la pointe de la péninsule. J'ai hâte. 

Péninsule de Dingle

16 septembre 2017

 

Sans impératif particulier aujourd'hui, je prends mon temps pour sortir de mon épais duvet. Un rouge-gorge s'est invité tout près de mon territoire et semble attendre quelque chose de moi. Il reste très près et n'est pas effrayé par mes mouvements. Il se pose même sur le toit de ma tente, alors que je suis à moitié encore dedans. 

Après un petit déjeuner frugale, je m'élance sur mon fidèle destrier, avec pour seul bagage, ma sacoche de guidon qui contient mon appareil photo. Autant dire que c'est comme si je roulais à vide.  

Après quelques kilomètres, c'est le lever de rideau. Le spectacle peut commencer. Les falaises se révèlent et je grimpe sur le sommet d'une des falaises. Le point de vue est incroyable. J'aperçois les îles Blasket au loin. Formes sombres et inquiétantes à la silhouette déchiquetée par le vent et les vagues.

Je reste un moment ici à savourer le paysage, et la puissance de ce décor brut et sauvage. 

péninsule de dingle
Péninsule de dingle
Péninsule de Dingle

Après un picnic avec vue, je repars à la rencontre de la péninsule.

Le ciel bleu et les nuages se relaient à tour de rôle sur la scène, faisant évoluer les couleurs de l'eau et des collines : turquoise, bleu, blanc, vert pâle et vert foncé. La palette est magnifique. Je ne sais plus où regarder tellement il y a de choses à voir.

J'ai l'impression de m'arrêter tous les 10 mètres pour prendre un photos. Ces paysages sont prenants et envoûtants. Ils vous chavirent le coeur et l'âme d'une manière bien mystérieuse que je n'arrive pas à expliquer. 

Mais est-ce vraiment nécessaire de l'expliquer ?  

J'arrive à la fin de ma boucle. Dommage, j'aurais voulu que le film qui se jouait ce jour-là soit sans fin.

Péninsule de Dingle
Péninsule de Dingle
Péninsule de Dingle
Péninsule de Dingle
Péninsule de Dingle

De retour au camping après un petit tour de 17 kilomètres, je croise le gérant :

-Alors cette journée ?

-Incroyable, somptueux, à couper le souffle, dingue ! J'ai pas assez de vocabulaire...

Il est content pour moi. Moi aussi, je suis contente pour moi. Ce sont des bonheurs qui surviennent dans la simplicité du moment vécu. Je retrouve cette sensation incroyable que je vivais pendant mon voyage en Asie. Le bilan de chaque journée était positif et je m'endormais le soir, repue de bonheur et émerveillée par la beauté du monde. 

Je retrouve ma tente et le rouge-gorge. Comme s'il m'avait attendue toute la journée, il vient se poser sur mon guidon à peine le vélo arrêté.

Une grosse journée m'attend demain. Je dois franchir un nouveau col, celui de Connor Pass. Il est plus ardu que le premier d'après le relevé topographique que j'ai fait via googlemaps. Je reste confiante, ça va le faire.  

Péninsule de Dingle

De Murreagh à Tralee

17 septembre 2017

Dans un voyage on rencontre toujours des moments pénibles ou des échecs monumentaux dans le planning du jour. D'où l'intérêt de ne pas trop planifier. Et comme tout le monde, j'ai eu de beaux fails dans tous mes voyages, mais je dois avouer que celui-là est quand même d'un sacré niveau. 

J'ai quitté le camping ce matin très tôt, plus ou moins préparée psychologiquement à l'ascension de Connor Pass, qui passe tout près du Mont Brandon, un des points culminants de l'Irlande. Cela fait déjà 8 jours que je pédale, et j'ai parcouru presque 350 kilomètres, sans avoir une seule nuit vraiment réparatrice. Dire que je suis fatiguée est un euphémisme, donc le col à 7% sur 6,5 kilomètres, je ne l'aborde pas méga sereine, mais je sais que je peux le faire. 

Le temps est au beau fixe, le ciel est dégagé et le soleil n'y va pas de main morte, mais je préfère ça à des rafales de vents plein face.

J'attaque tout doucement l'ascension du col. C'est une petite route de campagne qui bifurque à la sortie du village de Dingle. Très rapidement, je sens que mes jambes et mon moral vont être soumis à rude épreuve. Contrairement au col de Healy Pass mon objectif n'est pas du tout en vue. Je crois que mentalement, cela doit être ce qu'il y a de plus dure. (Les voyageurs à vélo me confirmeront si c'est pareil pour eux)

J'ai l'impression que la route et sans fin. J'avance tellement doucement pour économiser mes forces que lorsque je double deux auto-stopper qui marchent sur le bord de la route, je suis gênée de mettre autant de temps. 

Le premier virage annonce la distance qu'il me reste à parcourir jusqu'au sommet : 4 kilomètres (je crois). La pente devient trop abrupte pour moi et je suis contrainte de descendre et de pousser mon vélo. Les voitures me doublent tranquillement. Je croise même un cycliste (enfin c'est lui qui me croise) sur son vélo de course, descendant à toute allure la côte infernale que je monte difficilement. Je le déteste à cet instant. 

Je continue ma progression. Lentement. Le sommet n'est toujours pas en vue. Trop de virages qui se succèdent. Puis, au détour d'une courbe, c'est le brouillard. Je ne vois plus rien autour de moi à part un épais voile blanc. Ma principale préoccupation dans l'immédiat c'est de savoir si les véhicules qui arrivent derrières auront le temps de me voir avant de se déporter. 

Connor Pass

Je place mon vélo entre moi et eux. Au cas où...

J'avance à l'aveuglette depuis maintenant une bonne heure. Mes mains sont gelées. J'ai beau porter mes gants, ils ne suffisent pas. La température a clairement chuté avec l'altitude et le brouillard n'arrange rien. Au bout de deux heures d'ascension, j'arrive enfin au col et rien...on ne voit absolument rien à part du brouillard, partout tout autour de nous. 

Les quelques touristes qui sont venus en voiture, sont déçus...SANS BLAGUE !!!! 

Je suis restée un peu dans l'espoir que cela se dissiperait mais le froid a eu raison de ma patience. Dommage, cela avait l'air magnifique sur le panneau d'information : une vallée peu profonde née de la fonte d'un glacier ancien, n'ayant laissé que deux lacs en guise de souvenir. 

Il est temps de repartir, je n'ai qu'une envie c'est de trouver un coin ensoleillé où me réchauffer. Je me souviens des paroles du gérant du camping hier : "Faites attention à la redescente. La route est très étroite et dangereuse."

Ben dis-donc, c'était rien de le dire. Le route descend fortement, je dois garder constamment les freins en action pour ne par prendre trop de vitesse. Les voitures sont obligées de s'arrêter pour se laisser passer et les falaises qui nous surplombent rendent les passages délicats par endroit. J'ai le ravin à ma gauche. Il tombe à pic quelque part au fond du brouillard.

J'essaye de ne pas y penser et de rester concentrer sur ce qu'il se passe devant moi. Les voitures me laissent passer. Sympa, ça m'évite de faire des manipulations par franchement évidentes dans ces conditions de visibilité et météo. (Je ne reparle pas du ravin, hein !?)

Au fur-et-à-mesure, le brouillard se dissipe. Le Mont Brandon apparait sur ma gauche, légèrement en retrait. Il est beau, puissant et solide. Une belle montagne toute "froissée", avec plein de plis et d'arêtes sur les flancs. Sans neige et avec une végétation très rase, on dirait un énorme monticule de terre. Comme dans la vallée des Assasins en Iran (love love love). Impossible de m'arrêter pour prendre la moindre photo, je suis toujours dans la zone "critique" de ma descente. 

Et puis, finalement, le soleil apparaît et la baie de Tralee également. J'ai englouti mon picnic sur la plage, au soleil, observant les surfeurs et le Mont Brandon qui dominait tout ce petit monde, en même temps.

Je repars rapidement, j'ai encore pas mal de chemin à faire. Le soleil tape dur. Il en devient carrément gênant. Pour la première fois, je retire ma veste et pédale en t-shirt. Le bonheur absolu.

BrandonBay
Brandon Bay

Quelques kilomètres avant d'arriver au camping de Tralee, je suis rejointe par un cycliste sur son vélo de route (les petites bêtes de courses que l'on voit au Tour de France.) Je ne sais pas d'où il est sorti. Toujours est-il qu'il est arrivé à ma hauteur sans que je sache comment (c'est l'avantage d'avoir un vélo qui va vite, on peut faire des blagues aux autres). 

J'ai eu droit au compliment en bonne et due forme sur la courage incroyable que j'avais de voyager à vélo, et seule de surcroît. Quoi !? Ce vélo n'est pas électrique ! Non, non, ce serait de la triche et puis j'aime tellement ça en baver. Waouh ! (Mon moment de gloire)

Son dernier conseil avant de décrocher aura été "mets un casque !" (J'avoue...)

De Tralee à Kilkee

18 septembre 2017

Journée visiblement pourrie qui m'attend. Le brume est encore là ce matin. Impossible de trouver la petite route censée me conduire jusqu'à Tarbert, d'où je dois prendre le ferry. Je suis restée sur la Nationale pendant un très long moment. Heureusement, elle était équipée d'une piste cyclable. 

C'est sécurisant, mais personnellement j'ai trouvé le chemin vraiment monotone. Les petites routes ont mes faveurs, que voulez-vous. 

J'arrive enfin à l'embarcadaire du ferry. Un français m'aborde. En français. Il n'a même pas hésité quand il s'est adressé à moi. On discute 5 minutes en attendant que le ferry arrive. Il est désagréable au possible. Ne fait que se plaindre du prix exorbitant des choses, ici en Irlande et du non respect des horaires affichés, blablabla...Il ne doit pas souvent prendre le RER ou le train en France.  

J'écourte la conversation. Il a failli me mettre de mauvaise humeur avec ses avis négatifs. A croire qu'on lui a mis le couteau sous la gorge pour venir en Irlande. 

La traversé en ferry est courte et agréable. J'ai fait la moitié du chemin. 

A peine descendue du ferry, je pars à la recherche d'un camping. Sur la carte, il est indiqué qu'il y en a un à Killimer, là où le ferry m'a déposé. Impossible de mettre la main dessus. Je pousse alors jusqu'à Killrush. Je trouve un camping miteux. 

Le gérant m'indique que c'est 15€ la nuit en tente...Je lui demande s'il plaisante. Non, il est très sérieux. Je m'en vais sans demander mon reste...

Je continue à pédaler. C'est affreux de penser que l'on est presque arrivé et de devoir repousser encore et encore le moment où on pourra se reposer. La journée vire au cauchemar. 

J'arrive à Listowel, une jolie petite ville comme l'Irlande sait si bien les faire. J'entre dans le parvis d'une église, histoire de me reposer un peu sur les marches et me réchauffer au soleil. Le gérant du magasin insiste pour que je rentre à l'intérieur me reposer. Je serai mieux assise. Oui, c'est vrai. Du coup, je prends un café et prends le temps de chercher un camping aux alentours grâce au Wifi. 

Il me conseille et me montre sur le guide officiel des camping irlandais qu'il y en a un à Kilkee. A quelques kilomètres plus loin. Je m'éclipse rapidement en le remerciant de sa gentillesse. 

J'arrive enfin à Kilkee après avoir tournée pendant je ne sais combien de temps dans la ville. Personne n'avait entendu parlé d'un camping. Je trouve finalement. Il s'agit en réalité d'un parc à mobile-home. Pas du tout équipé pour les tentes, donc. 

Le gardien est d'accord pour que je reste sur sa pelouse et gratuitement. Il me propose même d'utiliser la douche qui est dans ses quartiers. J’accepte, un peu méfiante quand même (femme seule blablabla), mais la douche est devenue une nécessité vitale.  

Je pourrais essayer de vous décrire l'état de son appartement, mais ce serait trop long. Impossible de mettre un pied dans le bac à douche. L'état de saleté est tel que j'ose à peine poser mes affaire sur le bord du lavabo. Ce sera donc une petite toilette de chat au gant de toilette qui fera office de douche pour aujourd'hui. Ce n'est pas la première, je m'en remettrais. 

Le coucher de soleil est bref et rosé. Je m'effondre dans ma tente, les deux genoux en vrac.

Kilkee

De Kilkee à Doolin

19 septembre 2017

Je quitte sans regret le "camping". J'ai cru que quelqu'un ou quelque chose rodait près de ma tente cette nuit. Grosse crise de paranoïa ! Même s'ils ont été super sympa de m'accueillir gratuitement, je ne m'y sens pas à l'aise. Sans parler du mec super chelou qui me regardait avec insistance ce matin à la sortie du camping. Je suis contente de ne pas l'avoir croisé la veille au soir, celui-là ! 

La route n'est pas particulièrement belle et mes genoux me font un mal de chien. Mes ménisques commencent à être fatigués de ces "vacances" au grand air. 

J'arrive finalement au pied des falaises de Moher. Cela fait parti des "must-do" d'un voyage sur la Wild Atlantic Way. Je ne déroge pas à la règle. Les faux plats se sont succédé toute la journée et j'avoue que la dernière côté pour atteindre les falaises m'aura mise au bout du rouleau.  J'espère tellement que la vue sera complètement dingue et qu'elle me fera oublier ma douleur. 

C'est raté. J'arrive sous des trombes d'eaux. 

Il y a des cars de touristes absolument partout autour de moi. Je ne m'attendais pas à ça. Je croise si peu de personnes depuis que je suis partie, que c'est très déstabilisant de voir toute cette foule. 

Le temps est affreusement pourri, je suis gelée jusqu'à l'os, mais je reste. Je reste parce que je n'ai pas sué sang et eaux pour que trois gouttes de pluie viennent me gâcher le plaisir que j'ai à être là ! Et j'avoue, qu'elles sont sacrément belles ces falaises. 

Droites, solides et immuables, affrontant l'océan déchaîné siècle après siècle, gardiennes des terres intérieures irlandaises, faisant rempart de son corps tel un géant se dressant face aux éléments, brisant la puissance du vent et des vagues gigantesques, harcelants encore et encore les fondations de l’île d’Émeraude. 

Cliffs of Moher
Cliffs of Moher
Cliffs of Moher
Cliffs of Moher

Il est temps de repartir. Doolin n'est plus qu'à quelques kilomètres et la pluie se remet à tomber avec force. Je trouve une petite auberge de jeunesse qui accepte que je plante ma tente dans son jardin pour un prix vraiment modeste. Le cadre est charmant et le feux crépite dans le poêle à bois. 

C'est l'endroit parfait pour que je puisse me reposer une journée entière, avant d'arriver à Galway et au Connemara ! 

Prochainement

Dans le prochain épisode, je vous raconterai comment ma tentative de couchsurfing a failli tourner au vinaigre près de Galway, mon arrivée dans le Connemara, ma première nuit seule en camping sauvage sur une plage presque déserte (creepy !) et les prémices de la fin de mon voyage.

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