Europe,  Irlande

La Wild Atlantic Way à vélo #2 – De Timoleague au Killarney National Park

 
Précédemment dans Les Péripéties de Vany : 

Dans l'épisode précédent de mon voyage en Irlande, je vous racontais mes premières galères à vélo, alors même que je n'étais pas encore montée à bord du ferry. Après avoir essuyé les premiers plâtres, je me suis finalement élancée sur les routes irlandaises, chevauchant mon B'Twin 520, armée de mon cuissard rembourré au maximum. Je suis finalement arrivée au camping de la petite bourgade de Timoleague, ma première étape irlandaise, au bord de la syncope après 62 kilomètres (vous trouvez ce chiffre ridicule ? Et bien moi aussi !) 

De Timoleague à Glandore,

10 septembre 2017

J'ai quitté le camping de Timoleague plus tard que prévu. Je n'ai pas encore pris mes marques pour le paquetage de la tente, et mon duvet me demande une patience infinie pour le ranger tellement il est épais (mais tellement douillet ^^.) Sans parler de la nuit pourrie que j'ai passée. La pluie est tombée par intermittence et à chaque averse me fait l'effet d'une pluie de graviers. 

La météo annonce des rafales de vent à 80 km/heure venant de l'Ouest pour le début de l'après-midi. Pour faire au plus court et arriver au camping de Glandore avant que le vent ne devienne trop violent, je suis passée par la Nationale...J'ai pas trop fait la maligne quand une bourrasque m'a poussée au milieu de la voie avec les voitures qui arrivaient derrière moi. 

Je suis finalement arrivée au camping après avoir pédalé 26 kilomètres ! C'est probablement un des scores les plus pitoyables de l'histoire du cyclotourisme, mais un record reste un record ! 

J'en ai profité pour me reposer et me promener aux alentours. Drombeg Stone Circle est à peine à 2 ou 3 km du camping. C'est un Cromlech. C'est-à-dire un monument mégalithique préhistorique constitué par un alignement de monolithes verticaux, formant une enceinte de pierres levées, généralement circulaire. En gros, ce sont des menhirs disposés en cercle (voilà, pas la peine de sortir le grand jeu, on peut se parler simplement aussi...) C'est le plus visité d'Irlande ! Certains chercheurs avancent l'idée de lieu de rassemblement culturel tandis que d'autres préfèrent l'idée d'un lieu d'observation des astres ou de la Lune. 

Je pénètre sur le site après avoir franchi un long corridor de haies composées exclusivement de fuchsia tous en fleur. Le cercle est au bout de l'allée, dressé sur un plateau herbeux dominant légèrement le reste de la campagne et offrant un beau point de vue. Un vallonnement successif de prés entourés de haies, la brume qui monte rapidement de l'océan et dépose son petit crachin habituel pour disparaître quelques secondes plus tard. Le soleil réapparaît et réchauffe les visiteurs. Les herbes dansent rapidement au rythme du vent, parfois de manière désordonnée et parfois dans un même mouvement, fluide et continue. C'est un spectacle qui m'a toujours fait de l'effet. 

Irlande à vélo
Irlande à vélo
Irlande à vélo

De retour au camping, je prépare l'étape suivante : les falaises de Mizen Head. J'ai très hâte de les voir et je suis prête à braver le vent pour atteindre mon objectif (De toute façon il n'y a pas d'autre camping sur la route.)

De Glandore à Mizen Head

11 septembre 2017

62 kilomètres plus tard, j'arrive enfin à Mizen Head. Les paysages ont radicalement changé dès que j'ai quitté, avec joie et bonheur, la Nationale 71.

La traversée du village de Skull a été enchanteresse. Le ciel s'est dégagé et m'a offert de belles couleurs. Il n'y a pas à dire, les paysages irlandais ont ce petit quelque chose en plus qui vous étreint le coeur

Je longe longuement la côte, me régalant du paysage que la baie m'offre, mais le plaisir n'est pas complet. Le vent s'est levé depuis un bon moment maintenant et j'ai de plus en plus de difficultés à avancer. La fatigue se fait sentir aussi. Mes cuisses sont toujours raidies par les courbatures de mes efforts des jours précédents.

Après une dernier virage à l'approche de Crookhaven, le camping est enfin en vue ! Il est suffisamment tôt pour que j'ai le temps de m'installer et partir voir les falaises de Mizen Head. Le temps change rapidement ici, alors il faut en profiter tant que cela dure.

La gérante du camping m'indique la zone dédiée aux tentes. Je pousse mon vélo jusque là et découvre une zone totalement ouverte dans une magnifique couloir de vent...Je galère comme jamais à monter ma tente et je meurs littéralement de faim, ce qui n'arrange pas mes affaires (Monter une tente par grand vent avec un paquet de pruneaux dans l'autre main, c'est pas ce que l'on a fait de plus pratique...)

Un des gardiens du camping est passé à ce moment là et a senti ma "détresse". Il s'est approché en me demandant si j'avais besoin d'aide. J'ai répondu un truc plein de dignité "non t'inquiète paupiette, je gère grave !" et puis c'est plus ou moins à ce moment là que ma tente s'est envolée. Du coup, j'ai ramassé ma dignité qui traînait sous mes chaussures pleines de boue et il m'a trouvé un spot à l'abri du vent pour que je puisse passer une nuit à peu près correcte sans craindre de finir enroulée comme un nem dans ma tente.  

Quand tu montes ta tente en Irlande

Le camping est assez loin du point de vue, mais je n'ai pas le courage d'enfourcher mon vélo avec ce vent. Tant pis, je ferai le chemin à pied, cela me fera du bien aux fesses de marcher un peu. C'est à ce moment là qu'un couple de hollandais s'est arrêté à ma hauteur. Ils cherchaient à aller à Mizen Head et moi aussi. Mais moi, je connaissais le chemin. Du coup, je suis montée avec eux !

En avançant, une première petite plage est apparue en contrebas sur ma gauche. Puis après un virage au bout d'une côte, c'est une seconde plage qui surgit et le paysage s'est soudainement transformé. Imaginez une étendue de sable fin encadrée d'un côté par les dunes coiffées d'herbes hautes dansant au rythme du vent et de l'autre côté, par les falaises aux parois noires surmontées prés à l'herbe grasse et bien verte. Je ne m'attendais pas à un tel spectacle. J'ai la gorge qui se serre. L'émotion est forte. J'hésite à demander à mes chauffeurs de me laisser là, pour que je puisse savourer ce moment. 

Et puis, les mots restent bloqué au fond de ma gorge et je me dis que la plage sera là à mon retour et que je pourrais en profiter tout autant à ce moment là. 

La vue depuis la petite route qui monte vers le sommet est bouleversante. A mesure que nous prenons de la hauteur, la première plage apparaît.  La couleur de l'eau est sublime, le beau temps est de la partie et de petites maisons ponctuent les hauteurs. Tout est parfait. 

Arrivée au sommet, j'observe les vagues s'écraser contre les falaises et les goélands jouer avec les courants. Je découvre que le reste du site est bloqué par le centre d'accueil qui bouche complètement la vue...Ce sera 6€ pour admirer les falaises de l'autre côté et franchir la passerelle. Du coup, ce sera sans moi ! De toute façon, je suis déjà repue de bonheur rien qu'avec le chemin que je viens de faire.  

Après quelques photos du haut des falaises, je redescends à pied tranquillement. C'est à ce moment là que ma batterie devient capricieuse et décide qu'elle en a assez fait pour la journée. Cela m'a rappelé la fois où je suis tombée en rade de batterie sur le Top of The Rock à New-York et cette grande vague de frustration qui m'a submergée...

C'est un mal pour un bien. Cela me permet de poser un peu mon appareil et de profiter du paysage autrement qu'à travers le viseur de mon Canon. 

Quelques promeneurs profitent comme moi de l'air marin et promènent leurs chiens qui s'élancent follement sur la longue étendue de sable fin. Je rencontre alors un passant qui engage la conversation avec moi. C'est un vieil irlandais qui semble bien bavard et bien curieux aussi. Son accent est à couper au couteau, mais sa trombine marquée par les embruns m'est sympathique et je me plie volontiers au jeu des questions réponses. Et c'est comme ça que de fil en aiguille il m'explique que c'est ici même, sur cette somptueuse plage, qu'a été tourné l'épisode VIII de Star Wars. J'aurais pu être super excitée et tout, mais en fait, l'épisode VIII, c'est juste...beurk !

Sur les derniers kilomètres qui mènent au camping, je croise quelques surfeurs prêts à en découdre avec la marée montante. Le jour décline et je rejoins ma tente me préparer pour une nouvelle journée sur les routes sinueuses irlandaises. 

De Mizen Head à Bantry 

12 septembre 2017,

Je vis un enfer ! Impossible d'avancer aujourd'hui. J'ai eu l'impression d'être à l'arrêt complet. Chaque coup de pédale est une épreuve. Est-ce que cela vient de mes jambes fatiguées ? Ou du revêtement de la route ? Non, parce que je pourrais vous écrire un article de 5000 mots rien que sur les routes irlandaises qui accrochent vos pneus à un point que vous avez l'impression permanente que quelqu'un vous tient par le porte-bagage. Sans parler des trous, dos d'âne, nids de poules et tous les hérissons morts que je croise depuis le début.

Mais impossible de vraiment être sûre que ce soit lié à la route, vu le peu d'expérience que j'ai en la matière. Autant c'est moi qui suis fatiguée et puis c'est tout. 

Pour ne rien gâcher de cette superbe journée, la pluie s'en est mêlée. J'ai pris sur la trombine des litres et des litres d'eau. Mon pantalon et ma veste de pluie ont montré leur limite.

Je grimpe vers les hauteurs et me retrouve au milieu des collines. En contrebas, une baie et de petites maisons blanches ajoutent une touche de mélancolie supplémentaire à la scène.  La lande qui fleurit sur le relief offre une belle mosaïque de couleurs mêlant le jaune des ajoncs aux tons violine de la callune .  

Sur le route de Mizen Head à Bantry

Je suis arrivée au camping de Bantry, placé tout en haut du côte à 20% (-_-') complètement trempée. Je me suis traînée jusqu'à l'accueil, laissant de magnifiques traces de boue sur le parquet. Mes chaussettes faisaient ploc-ploc et j'ai littéralement dégouliné sur le cahier des registres du camping. C'est plus ou moins à ce moment là que je me suis fait racketter 12 euros pour faire une lessive...12 euros !!! Pour un cycle de lavage et un cycle de séchage !!! 

J'ai passé une grande partie de la soirée bricoler mon vélo. Mon dérailleur avant est bloqué sur le plateau du milieu depuis mon départ de Rennes et cela me pose quelques soucis dans les côtes, si vous voyez ce que je veux dire...Heureusement, que le camping a une salle de repos où je peux bricoler mon fidèle destrier sans risquer d'être dérangée. De toute façon le camping est quasiment vide. 

Après avoir englouti le meilleur dîner du monde, (tartines de houmous, tranchettes de cheddar et souplette lyophilisée), j'ai pu me glisser dans mon duvet. C'est presque comme à la maison, tellement il est douillet et chaud. J'adoooooore ! C'est ce qui permet de garder le moral (en tout cas, le mien !)

De Bantry à Lauragh

13 septembre 2017,

C'est aujourd'hui que je franchis mon premier col, Healy Pass situé à 330 mètres d'altitude. Oui ce n'est pas beaucoup si on compare aux Alpes ou aux Pyrénées, mais franchement 6 kilomètres de côte à 4% de dénivelé positif, quand on tracte environ 30 kg de bagages sur un pauvre B'Twin, c'est déjà pas mal. 

Je me suis organisée au mieux pour partir le plus tôt possible du camping de Bantry. La nuit a été mauvaise, comme à chaque fois, et le temps est couvert, comme souvent. Je prie intérieurement pour que le temps se dégage rapidement, je n'ai pas envie de revivre l'épisode pluvieux de la veille. 

J'arrive vers midi à la bifurcation qui me conduit sur la petite route sinueuse de Healy Pass. Le ciel est dégagé est offre un très beau point de vue sur la baie d'Adrigole.

La route monte de manière quasiment imperceptible pour celles et ceux qui me doublent en voiture. Mais moi, je suis déjà obligée de régler mes différents plateaux pour que l'effort soit le plus minime possible. Je n'ai pas fait deux kilomètres que je sens déjà la fatigue gagner mes jambes, déjà mises à rude épreuve depuis quelques jours.

J'arrive finalement dans le "dur". 

Les lacets apparaissent nettement. De longues boucles qui montent lentement vers le sommet. Je suis en nage et le ciel commence à être menaçant. Il doit me rester presque deux kilomètres à faire, peut-être un peu moins, et je suis obligée de descendre de Jolly Jumper pour pousser la bête, mes jambes n'y tenant plus ! 

Le vent souffle en rafales violentes, amenant avec lui, le froid et la pluie. Il arrive droit sur moi. Je pousse sur mes bras et mes jambes comme jamais, pour avancer à une vitesse d'escargot. Les quelques voitures qui me doublent me lancent des signes d'encouragement. Autant vous dire qu'à ce moment là, je n'ai qu'une envie, c'est d'être à leur place, confortablement installée !

Je croise un panneau sur la route annonçant une sorte de petit restaurant avec vue, où je pourrais me réconforter avec du café bien chaud. Ma motivation revient. Rien que de penser à l'odeur d'un bon espresso, je me sens pousser des ailes. Les quelques moutons qui paissent tranquillement le long de la route, sur les flancs escarpés de la colline, me regardent avec un drôle d'air. Je dois avoir une drôle d'allure pour eux, avec mon équipement et mon vélo. 

La météo s'est calmé. Le vent et la pluie font une pause et je progresse plus vite.

Le sommet se rapproche de plus en plus. Je peux le voir. Cela facilite beaucoup mon effort de pouvoir apercevoir mon objectif. J'amorce enfin ma dernière ligne droite. J'entrevois la petite gargote qui avait fait sa publicité un peu plus bas. Je suis prête à tout lâcher juste pour m'abriter et déguster mon café tant mérité. Au moment où j'arrive devant la porte, c'est la douche froide. Il s'agit d'une simple boutique de souvenir miteuse au possible qui propose des cafés à emporter. 

Dire que j'ai été "déçue" est un peu faible, mais que voulez-vous, on n'a visiblement pas tous la même manière de considérer un restaurant avec vue ! 

Je prends quelques photos, mais les nuages envahissent la scène et m'obligent à repartir avant que la pluie ne s'abatte à nouveau. J'attaque les 4 kilomètres de descente comme une balle et à fond de train. La brume se dissipe soudainement et laisse apparaître un magnifique paysage. Un lac d'où émergent quelques îlots, encerclé par les collines et au bout, la plaine et la baie. Je me suis crue dans un film d'aventure pendant quelques secondes. Impossible de prendre des photos, il n'y avait aucun endroit où m'arrêter en toute sécurité, mais je garde gravé dans ma mémoire ce moment. 

J'arrive enfin au camping, dont l'accueil est situé en haut d'une longue butte abrupte (encore !), épuisée mais satisfaite d'avoir franchit cette étape. J'attaque le Parc National de Killarney demain. J'ai déjà hâte d'y être.

De Lauragh à Killarney National Park

14 septembre 2017,

La journée commence mal. Il pleut des trombes d'eau lorsque je quitte le camping. Le revêtement de la route rend ma progression difficile. Heureusement, le paysage est beau et le soleil, comme à chaque fois, apparaît rapidement et me réchauffe le moral et le corps. 

Après la traversée de la ville de Kenmare, je rejoins une petite route qui coupe à travers la colline. 

Probablement une des meilleures idées que j'ai eues ! Je pédale seule sur une route tellement étroite qu'une seule voiture peut y circuler, surplombant la plaine et m'offrant une vue panoramique incroyable sur toute la plaine. Tout simplement superbe ! C'est exactement pour ce genre de paysage que j'aime autant l'Irlande. 

Je continue ma route en direction du Parc National de Killarney et rejoins finalement la route principale, à regret. Après avoir franchit Moll's Gap, je suis tombée sur un petit lac où deux pêcheurs attendaient tranquillement que le poisson morde. Les eaux étaient noirs, morbides et effrayantes au possible. Ce n'est pas du tout le genre d'endroit où j'aurais envie de me baigner. Je suis à peu près sure qu'il y a des monstres dans le fond.

J'amorce enfin ma descente vers le Parc National de Killarney. La route devient très touristique et je croise beaucoup de cars. Comme souvent, le route est étroite et je ne me sens pas forcément très en sécurité avec ces mastodontes. 

On se retrouve tous aux points de vue. Chacune de mes arrivées fait son petit effet. Tout le monde m'observe et semble s'interroger. 

A mon arrivée sur le point de vue de l'Upper Lake, la pluie s'est mise à tomber. Je suis restée malgré tout, à observer la beauté du paysage, sans pouvoir sortir mon appareil, attendant que la pluie cesse, dans quelques minutes. Elle s'arrête toujours.

Les touristes rentrent se mettre à l'abri. Ils abandonnent, mais je tiens bon. Un homme s'approche de moi et d'un air très sérieux me demande : "Alors, des regrets ?"  Non, auncun. 

Même sous des trombes d'eaux, même lorsque que je franchis les cols, même sous des rafales de vent, ce voyage à vélo sur la Wild Atlantic Way est l'un des plus beaux voyages que j'ai réalisé jusqu'à présent. *minute émotion*

Et me voilà qui repars à travers les pentes sinueuses du parc. Les gens me klaxonnent et me font de grands signes. Je me suis crue au Tour de France.

La circulation est de plus en plus dense et nous sommes tous plus ou moins cul-à-cul. Les voitures ne peuvent pas me doubler et doivent prendre leur mal en patience. Du coup, j'accélère comme je peux, pour ne pas créer un bouchon dans le bouchon. 

C'est à ce moment là que la voiture devant moi s'arrête. La distance est trop courte et mes freins ne sont pas assez puissants pour m'arrêter rapidement, sans parler du poids du vélo qui s'ajoute à la difficulté. Le pare-choc de la voiture se rapproche dangereusement de ma roue, enfin c'est moi qui m'en approche dangereusement.

Je ne pourrai pas m'arrêter à temps et je me vois déjà traverser son pare-brise arrière. Ou en tout cas, défoncer son pare-choc et ma roue au passage. 

J'aperçois une issue sur la gauche. Un léger espace entre le muret et la voiture. Il est normalement assez large pour que mon vélo s'y faufile, me donnant quelques mètres supplémentaires pour m'arrêter.

Je stope in extremis à deux centimètres de leur rétroviseur... Je suis restée hyper décontract'...(Ou pas)

Après un passage très agréable à travers la forêt et la traversée moins sympathique de la ville de Killarney, j'arrive enfin au camping, épuisée mais heureuse de ces 62 kilomètres parcourus. 

J'ai volontairement fais le choix de ne pas faire le tour du Ring of Kerry, en traversant le Parc National et je ne regrette rien. Cette journée était parfaite en tout point. Je croiserai plus tard des personnes qui me diront que le Ring of Kerry était le plus beau de leur voyage. Tant mieux pour eux. Je préfère me dire que l'on ne peut pas tout faire et tout voir lors d'un voyage et je préfère savourer ce qui m'est offert.  

Dans le prochain épisode des Péripéties de Vany : 

Je vous parlerai de la merveilleuse péninsule de Dingle, des mythiques falaises de Moher, de mon passage catastrophique à Connor Pass (mon second col) et de mes galères quotidiennes !  

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