Pont de la rivière Kwai
Thailande

Thaïlande : Excursion à Kanchanaburi et sur le pont de la rivière Kwai

Kanchanaburi est à 2/3h à l’ouest de Bangkok. La région est surtout connue pour son parc naturel d’Erawan et pour son histoire et pour le très célèbre pont de la rivière Kwai.

Pour une fois, j’ai booké ma journée avec une agence. J’avais envie de ne m’occuper de rien 🙂

Au programme de cette journée :

  • Parc naturel d’Erawan
  • Mémorial du chemin de fer de la mort
  • Pont de la rivière Kwai

Rendez-vous a 8h du matin, cela commençait mal. Mon réveil n’a pas sonné et je me suis réveillée en cataschtroumpf à 7h30.

Adieux café/clope…

Après une heure environ de route, on arrive au parc. J’arrive à négocier pour un café à l’entrée, mais pas à le boire tranquillement sur un banc. Je n’ai pas demandé pour une cigarette (parc naturel oblige)

Résultat : café renversé pendant que je marchais -_-‘

On ne va pas se laisser abattre par un pauvre café, on enchaine avec une heure de marche pour atteindre le dernier niveau. Oui, parce que le parc est composé de 7 niveaux de cascades.

On peut s’y baigner, mais j’ai passé mon tour. Elle était un peu trop fraiche pour moi, malgré la chaleur matinale.

La balade vaut largement le coup d’oeil et énormément de thai viennent y pique-niquer. Ceci dit, on arrive sans probleme à trouver des petits coins tranquilles.

D’ailleurs au retour, je me suis accordée un fish-spa.C’est quoi un fish-spa ?

On met ses pieds dans un bassin remplis de petits poissons et on les laisse se régaler de vos peaux mortes.

A Bangkok, l’opération coute 300 bath pour 10 min. J’ai eu droit à une session gratuite de 30 minutes. Et je peux vous dire qu’ils ont été efficaces.

Bon, ils sont un peu plus gros que ceux que l’on peut trouver en spa, du coup ça chatouille pas

mal et ça tente de grimper au-dessus de la cheville (petits voraces), mais une fois passées les premières apréhensions de voir son orteil disparaitre dans la bouche d’un poisson, c’est très agréable. Je recommande pour celles et ceux qui n’auraient jamais essayé.

Cela marche dans n’importe quel rivière à faible courant en France, pas la peine d’aller jusqu’en Thailande.

Après cette petite session esthétique, direction le mémorial du chemin de fer de la mort. Rien que le nom est démoralisant.

J’explique :

Pendant la seconde guerre mondiale, les japonais avaient besoin de se ravitailler pour pouvoir botter les fesses de tout le monde (enfin, essayer).

Le Japon prend le contrôle de toute l’Asie du Sud-Est et signe un accord de coopération avec la Thailande qui ne souhaitait pas se voir occupée.

La Birmanie, voisine, sert de base d’approvisionnement aux anglais pour alimenter les chinois qui tentent de leur côté, de botter les fesses des japonais.

Sauf que, le Japon prend aussi le contrôle de la Birmanie et se retrouve avec un joli petit pactole, réduit considérablement le risque chinois et entrouvre une porte vers l’Inde où sont basés les anglais. (C’est le bazar, là)

Donc, maintenant qu’ils ont la Birmanie, ils faut acheminer du materiel et des armes pour s’attaquer à l’Inde. Sauf que les voies maritimes sont étroitement surveillées.

Par conséquent, les japonais décident de faire construire une voie ferrée reliant la Thailande à la Birmanie.

Les prisonniers de guerre et des « volontaires » des pays annexes sont mis à contribution.

Les prisonniers de guerre tentent des sabotages en plaçant des termites près des ponts en bois (pas bête la guêpe).

Malgré cela, en un peu plus d’un an, ils parviennent à construire les 400 km de voie et 680 ponts, dans la jungle et les montagnes. Travaillant à mains-nues, sous-alimentés, victimes de maladies telles que le choléra, la dysenterie ou la paludisme (je n’évoque pas les mauvais traitement reçus) 100 000 personnes périrent.

Après toutes ces petites explications dispensées au mémorial, vous avez la possibilité de vous rendre sur une partie du chemin creusé dans la montagne. Il ne reste pour ainsi dire rien, mais l’atmosphère qui y règne est très pesante.

Une fois que tout le monde est complètement démoralisé, on vous emmène faire un petit tour de train sur une partie de la ligne construite.

Cela vaut le déplacement. En revanche, évitez de passer la tête par la fenêtre si vous ne voulez pas finir avec un buisson dans les dents (Cela s’est joué à un cheveu :p)

Dernière étape, le pont de la Riviere Kwai, comme le film !

Ce n’est qu’une partie de l’ampleur des travaux engagés par les japonais, mais le pont vaut largement le coup d’oeil, ne serait-ce que pour la vue.

Une journée bien remplie quoiqu’un peu trop souvent dans le mini-bus. Mais c’est une bonne option pour ceux qui sont pressés.

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