Birmanie

Birmanie : Du Rocher d’Or à l’Ile de l’Ogre

Levée à 5h30 pour prendre mon train au départ de Rangoon en direction du Rocher d’Or (Kyaiktiyo) dans le sud-est de la Birmanie. Comme d’habitude, tout le monde est gentil tout plein à la gare et on m’accompagne jusqu’à mon siège.

Autant le train indien était une expérience intéressante sur le plan « sociologique », autant le train birman est une expérience juste drôle.

Oui, parce que de temps en temps, le train se met à tressauter et tout le monde fait des bonds sur son siège. Même la dame un peu rondouillette 🙂 Du coup, tout le monde rigole et moi aussi.

Et ce qui est incroyable, ce sont les femmes qui portent sur leur tête des plateaux énormes de nourriture et que rien ne se renverse. Moi qui déteste prendre le train, si le prix de mon billet ne partait pas directement dans les caisses du gouvernement militaire, je le prendrais à chaque fois. Cela dit,  près 4 heures les montagnes russes finissent par attaquer l’estomac…J’arrive enfin à la gare de Kyaikto

Enfin presque…je dois prendre un pick-up collectif.

Et quand je vous dis collectif, c’est qu’ils arrivent à mettre 15 personnes (sur le toît aussi) là où nous, on en mettrait que 6 et encore, cela ronchonnerait sévère. Une gentille dame me fait une place (En fait, elle en a poussé une autre pour que mon gros sac et moi on puisse s’installer).

 

LE ROCHER D’OR

 

J’arrive enfin à Kinpun, village microscopique qui sert de point de départ pour tout ceux qui souhaitent se rendre au rocher.

Je pars donc le lendemain matin en direction de la « station de bus » qui est un énorme hangar plein de camions aménagés de banquettes. La banquette doit faire 10 cm de large et comme pour le pick-up, on tasse un maximum de monde.

Il vous en coutera 2500 kyats aller simple. Dernier retour à 15h en principe mais on peut toujours s’arranger.

Après une bonne ascension à travers les montagnes birmanes, légèrement embrumées et verdoyantes au possible, j’arrive finalement à destination.

Alors, le rocher d’or est un gros cailloux, recouvert de feuilles d’or, qui tient en équilibre grâce à un cheveu de Bouddha. Et oui, parfois cela se joue à un cheveux… (blagounette du jour, bonjour !) Mais il revêt un importance capitale pour les bouddhistes qui viennent de tout le pays pour se recueillir ici.

Le rocher en question n’est pas très impressionnant, mais la vue sur la vallée est vraiment magnifique et le dédale de ruelles et sentiers qui parcourt la montagne vaut le détour. Surtout pour les petites échoppes où l’on vend peaux d’anaconda, pieds de chèvres, crânes de singes et autres fioles qui contiennent des trucs bizarres. En tant que fervente amoureuse de la nature, je suis consciente que toutes ces babioles alimentent le trafic d’animaux et mettent en péril la biodivsersité de certaines régions, mais en tant que touriste, je suis absolument fascinée.

Je n’ai pas pris de photos, cela faisait trop flipper…

Après mon petit tour, je suis redescendue en direction de Kinpun, toujours grâce aux « bus ».

La descente à toute vitesse dans les virages en épingle, avec le camion qui penche, était un peu plus…marrante. Bien que je ne sois pas sûre que le mot convienne vraiment.

Bref, dès mon arrivée j’enchaîne par le bus (un vrai) pour me rendre à Mawlamyine un peu plus au sud.

Etant donné qu’il n’y a que peu de bus qui partent de Kinpun et que toutes les places étaient prises, j’ai consenti à un léger sacrifice…on m’a donc réservé un joli tabouret près du chauffeur. Il faut savoir que c’est le genre de tabouret que l’on trouve dans les classes de maternelle (en plastique coloré)

Au bout de 2h30, j’ai commencé à sentir des fourmillements (et pas dans les jambes…) et on en était qu’à la moitié du trajet.

Mais c’était vraiment génial.

La campagne birmane est absolument sublime. Jalonnée de verdure et d’habitations construites sur pilotis, dont les toits sont confectionnés en feuilles de palmiers.

On s’arrête régulièrement pour prendre de nouveaux passagers et pour laisser descendre quelques moines qui se rendent dans divers monastères. Le bus est vite plein, et je me rends compte que le couloir est totalement rempli de gens assis par terre.

Et pas sur un tabouret comme moi.

Enfin voilà, je suis à Mawlamyine, mon hôtel est en face de la mer, j’ai dîné en tête à tête avec le coucher de soleil qui embrasait le ciel et je songe sérieusement à m’acheter une crème pour érythèmes fessiers 😉

 

L’ILE DE L’OGRE

 

L’ile de l’ogre est à deux km environ de Mawlamyine. Par chance, le gérant de ma guesthouse m’a bien conseillé et m’a recommandé de prendre un autre embarcadères situé un peu plus loin et m’a clairement indiqué le prix que je devais payer. Ce qui fait qu’arrivée devant le monsieur qui vendait les tickets, j’ai pu éviter la petite arnaque sur le prix.

Après une rapide traversée du fleuve, je me retrouve au milieu d’une végétation tropicale, clairsemée de champs et de maisons sur pilotis. Le chemin de terre que je suis est désert. Le rouge de la terre contraste fortement avec le vert de la végétation environnante. Tout autour de moi est calme et paisible. C’est agréable.

Je finis par croisé quelques habitants. Tout le monde fait de grands signes et de grands sourires. Je traverse finalement un petit village plongé dans la torpeur de l’après-midi. Tout le monde est à des activités calmes par cette chaleur. J’aperçois quelques personnes installées au frais sous leur maison. La plupart étant construites sur pilotis, elles offrent un espace d’ombre et de fraîcheur grâce à quelques aménagements sommaires.

Un hamac suffit parfois largement.

J’ai finalement décidé de me poser dans une petite gargotte

Je me suis posée de longues minutes pour siroter un « fantasy » (un fanta quoi) fait maison. Le gros pot de sucre près des bouteilles, l’absence de « psccchhhht » en l’ouvrant et surtout, « l’encapsuleur » m’ont clairement laissé entendre que c’était de la fabrication artisanale et que les règles d’hygiènes n’étaient pas garanties… On verra bien ce que mon estomac en dira.

Depuis que j’ai passé un mois en Inde sans être malade, je me crois immunisée pour tout. Ce qui est très certainement une erreur 😉

Il y avait un petit vent frais, pas un bruit, une jeune femme battaient les piments posés sur un drap au sol et trois chatons qui jouaient à la bagarre.

La propriétaire des lieux a essayé de communiquer avec moi (faut dire que sur l’île, personne ne parle anglais.) Cela s’est révélé assez comique. Elle me faisait de grands gestes pour m’expliquer des choses plus ou moins compréhensibles.

Apparemment j’avais des trucs sur le visage ou allais avoir des coups de soleil. Je ne sais pas…ce n’était pas très clair. Je me suis abstenue de lui signaler qu’elle avait de la boue sur les joues, je crois que la blague ne serait pas passée :p
Et oui, en Birmanie, les hommes et les femmes mettent habituellement du tanaka sur leur visage pour se protéger du soleil. Cela leur fait comme un masque d’argile beige. Aujourd’hui, ce sont uniquement les femmes qui en mettent.

J’ai continué à déambuler à travers l’île, jusqu’à arriver de l’autre côté et rejoindre l’embarcadère habituellement utilisé par les touristes et ai regagné ma guesthouse, heureuse et satisfaite de cette journée.

Mes conseils

Pour vous rendre à Kyaikto vous devez vous rendre dans le village de Kinpun.

vous pouvez loger au Guest house kinpun C’est sommaire, mais le cadre est paisible. 7000 kyats la nuit soit 7$

A Mawlamyine, vous pouvez loger au Breeze guesthouse. En face du fleuve avec petit déjeuner inclus. 7000 kyats.

Chambre très très petite et salle de bain commune. Wifi à l’accueil.

Pour se rendre sur l’ile de l’ogre : choisissez l’embarcadère le plus au sud au niveau du tiger beer bar. Aller et retour permanent pour rejoindre l’île. Comptez 500 kyats aller simple et 15 min. Payez directement à l’embarcadère.

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