Cambodge

Cambodge : Les péripéties à Phnom Penh

 

Phnom Penh : 1,5 millions d’habitants. Autant dire que c’est un bourg en comparaison des autres capitales asiatiques.

Arrivée à 18h, après 6 heures de bus et une heure d’embouteillages à l’entrée de la ville je suis finalement arrivée au Blue Dog Hostel, recommandé par le Lonely Planet.

Censé être un super hôtel super sympa et pas cher. Je me suis retrouvée dans une chambre à 8$ après ristourne (cela vous surprend sûrement, mais c’est un prix élevé) étouffante, approximativement propre (j’ai eu un doute quand j’ai commencé à sentir des choses invisibles me sauter dessus…) avec salle de bain sur le palier.

La blague de la soirée c’est quand je me suis retrouvée en serviette de bain à la porte de ma chambre pendant 5 longues minutes. On ne m’avait pas donné la bonne clé…

Bref, après une nuit passable, j’ai changé d’hôtel et ai trouvé une guesthouse beaucoup plus agréable et beaucoup plus calme 🙂

Pour ce qui est de la ville en elle-même, j’ai eu un peu de mal à l’apprécier au début et finalement après m’être baladée pendant quelques heures dans les rues de la ville, j’ai fini par lui trouver un certain charme.

Elle ressemble à beaucoup d’autres villes asiatiques, avec des immeubles assez bas, mais ce qui fait surtout le charme de Phnom Penh, c’est la profusion de plantes et autres arbustes qui jonchent les façades des immeubles.

C’est rafraîchissant, surtout par une chaleur écrasante. Pour ma part, je me suis contentée de deux sites majeurs.

Le palais royal

 

Vastes et épurés, les bâtiments de l’enceinte rappellent les temples thaïlandais. C’est beau, mais on a vite fait le tour du propriétaire. D’autant plus, que j’étais sur les lieux au moment où le roi fêtait son accession au trône, ce qui rendait une partie des bâtiments inaccessibles. Je recommande tout de même le petit crochet par le palais, parce qu’il ne faut pas se mentir, c’est tout de même très beau et très raffiné. (Ce serait comme aller à Paris sans voir la Tour Eiffel)

Le S-21

 

Ancienne école reconvertie en centre de torture par le régime des Khmers rouges. Voilà, comme ça, le décor est planté.

Mon expérience au musée de la guerre de Saigon ayant été assez brutale, je redoutais un peu la visite. D’autant plus, que j’avais eu des échos sur le S-21 qui laissaient présager des moments vraiment dramatiques.

La visite du S-21 consiste surtout à entrer dans des salles de classes pratiquement vides. Seuls quelques sommiers et les entraves utilisées sur les prisonniers ont été laissés dans les salles, ainsi que certaines photos illustrant le résultat de longues heures de tortures. Les photos sont vraiment choquantes.

Il y a encore beaucoup d’autres endroits suffisamment explicites dans l’enceinte de l’école pour que vous arriviez à prendre la mesure des horreurs qui se sont déroulées ici.

Certains panneaux qui vous expliquent les méthodes de torture utilisées par les Khmers rouges, des photos des victimes encore en vie ou décédées et surtout des tableaux représentants des scènes tragiques, mais je trouve dommage qu’il n’y ait pas plus d’explications contextualisant la visite.

Après, si vous faites le choix d’être accompagné d’un guide, il pourra sans problème vous raconter en détail tous les faits marquants et les atrocités qui se sont déroulés ici. Cela rend la visite sûrement plus émouvante. J’avais fait le choix de visiter les lieux seule.

Conclusion

 

Phnom Penh est une ville qui mérite clairement d’être vue, mais je dois avouer que je me suis vite sentie à court d’activités. Je pense que deux jours sont amplement suffisant. Au-delà, on tourne un peu en rond.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.