Vietnam

Vietnam : de Hoi An aux iles Cham, mon coup de coeur

Après les quelques jours passés à Hanoi, j’ai pris la direction Hoi An dans le centre du pays.

Idéalement placée le long de la côte, la ville, qui est relativement petite, est pleine de charme : pas de hauts immeubles, peu de circulation (sur la partie est de la ville) et plein de petites boutiques et de restaurants trop bons. La cuisine vietnamienne est de loin la meilleure que j’ai pu goûter jusqu’ici. Très diversifiée et raffinée. Un vrai régal.

J’ai profité de l’ambiance détendue de la ville pour m’offrir un massage vietnamien. Mon premier massage depuis que j’ai quitté la France. Le massage vietnamien vous permet de vous détendre et de relâcher les points de tension. Donc la petite dame elle appuie un peu là où ça fait mal. Cela fait du bien ceci dit, même si je n’en garde pas un souvenir impérissable.

Le bémol de l’expérience : le prix (20 $) et l’ambiance feutrée qui n’était pas au rendez-vous (se faire masser sur une reprise vietnamienne de Bryan Adams, c’est moins classe que sur le bruit de vagues ou de la forêt :s)

Le meilleur moyen pour se déplacer dans la ville est encore la location d’un vélo. A 1$ par jour, c’est largement abordable, surtout que la ville est totalement plate. Cela permet d’aller faire un tour à la plage. Je dois dire que j’ai été un peu déçue.

Je n’ai pas trouvé la plage particulièrement belle, mais les vagues et le courant marin peuvent rendre la sortie très marrante. Les deux touristes qui m’ont vue me prendre une énorme vague en pleine face par surprise, ne pourront pas vous dire le contraire.

Soyez vigilants en vous rendant à la plage, on essaiera de vous faire croire que les véhicules et les vélos sont interdits aux abords de la plage et qu’il faut laisser votre véhicule au parking, moyennant finance). Ils ne lésinent pas sur les moyens, (panneau, sifflet et air très sérieux). Sauf que c’est bien évidemment une arnaque.

Ne vous arrêtez pas et faites comme si vous n’aviez pas vu et pas entendu le sifflet. Nous posons remerciez la gentille dame planquée dans sa boutique qui nous a fait signe de continuer notre route. Le coup de sifflet nous a vraiment déstabilisé et on a franchement hésité.

Les Iles Cham

 

L’autre possibilité aux alentours de Hoi An est de se rendre sur les Iles Cham. A 16km des côtes, elles se rejoignent assez rapidement (en speed boat : 45 min en ferry local : 1h30)

L’île principale est plutôt jolie, avec de belles plages de sables blanc, des singes et des chèvres qui font leur vie dans la forêt.

On pensait passer la journée sur l’île. L’idée était plutôt bonne, sauf que le dernier ferry repart à 11h. Etant arrivés à 10h30 sur l’île on s’est dit que ce serait dommage de repartir après si peu de temps

Résultat : On a décidé de rester une nuit et de reprendre le bateau le lendemain pour pouvoir profiter pleinement de l’île et de ses beautés. Comme on avait pris nos vélos avec nous, on a pu se balader sur les hauteurs. C’est caillouteux et sauvage, les arbustes s’agitent dans tous les sens au rythme des bonds des singes. On ne fait que les entendre, ils restent cachés dans les fourrés, mais il n’y a pas de doutes, ils sont bien là.

Nous dépassons un groupe de jeunes écoliers qui rentrent chez eux. On ne se comprend pas, mais on rigole bien. On les prend avec nous sur nos vélos, pour les avancer un peu sur leur long chemin vers la maison. On leur fait comprendre que nous souhaitons trouver une plage isolée et ils semblent vouloir nous guider, mais à défaut d’arriver à nous comprendre et ne voulant pas nous éloigner trop, nous nous séparons et nous empruntons le premier chemin qui descend en direction de la plage.

La plage est quasiment déserte et nous devrons nous acquitter de 2$ pour avoir le droit d’en profiter (et oui, nous sommes tombés sur une plage privée), mais peu importe, le cadre est agréable et il n’y a personne à l’entour. Quelques bateaux viennent déposer des touristes chinois pour quelques minutes de détente dans leur programme de visite ultra serré.

Les palmiers offrent une ombre rafraîchissante sous le soleil de plomb qui s’abat sur nous.

En fin d’après-midi nous retournons dans le village et le ciel nous offrent un magnifique coucher de soleil sur le petit port.

Le lendemain l’ambiance est totalement différente. Le temps a tourné au vinaigre et les bateaux sont annulés. Nous sommes restés coincés pendant deux jours sur l’île. La partie marrante de l’histoire ce que l’on n’avait pas assez de liquide, pas de vêtements de rechange et pas de brosses à dents. Imprévu quand tu nous tiens !!!

On est donc resté 3 nuits chez l’habitant.

En sachant qu’il n’était pas possible d’aller à la plage, et que c’est la seule activité sur l’île (hormis la plongée, qui est excessivement cher, et qui de toute façon n’est pas au programme en cas de mauvais temps) Les journées ont été longues…

Le moment super-sympa, c’est quand la proprio de la guesthouse nous a logés une nuit gratuitement, parce que sinon on avait plus d’argent pour payer le bateau de retour. Ils sont gentils les vietnamiens 🙂

On a finalement pu quitter l’ile maudite, et j’ai pu prendre mon bus pour Dalat 🙂

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