Vietnam

Vietnam : Les montagnes de Bac Ha

Après quelques heure de bus, je traverse finalement la frontière la frontière Sino-Vietnamienne. Les derniers mètres s’effectuent à bien et le passage du poste de contrôle au frontière était assez étrange…J’ai vraiment senti que le fait d’arriver de Chine ne plaisait pas trop au policier en face de moi. Enfin peu importe, j’ai eu droit à mon tampon et c’est ce qui m’importait le plus.

Les voyageurs qui se rendent dans le nord du Vietnam, ont tendance à poser leur sac sur les hauteurs Sapa. Les treks sont nombreux là-bas et les paysages sont parait-il sublimes. Personnellement, je préfère aller dans des endroits moins fréquentés. Du coup, j’ai opté pour Bac Ha, un village situé à quelques kilomètres à l’est de Sapa, où je retrouverai un ami avec lequel je voyagerai pendant quelques temps.

Je trouve une moto-taxi qui m’amène à la station de bus la plus proche et me voilà en route pour Bac Ha. Nous sommes peu nombreux dans le minibus, ce qui rend le trajet plus agréable que toutes les fois où j’ai dû trouver de la place pour une demie fesse sur mon siège. Les collines et les rizières se succèdent les unes après les autres. La route et belle et agréable. Le temps au beau fixe.

Je me sens déjà transportée par le Vietnam. J’ai hâte d’en découvrir plus.

J’arrive finalement à destination et entame de retrouver Cyrille qui m’attends dans une des guesthouse de la ville, sans savoir laquelle.

Le marché aux animaux vient juste de s’achever. Il ne reste que quelques traces des buffles qui ont passé la journée sous le soleil cuisant. La réputation du marché aux animaux de Bac Ha n’est plus à faire dans la région.

Au détour d’un virage, un homme surgis de nulle part en face de moi et brandit un petit écriteau sur lequel est écrit mon nom.

-« Are you Vanessa ? »
-« heuuu…yes ?! »

C’est vraiment très étrange comme sensation de tomber sur quelqu’un qui vous « connait » mais que vous ne connaissez pas et surtout à l’autre bout du monde.

En fait, Cyrille avait prévenu le gérant de l’hôtel et le monsieur guettait mon arrivée 🙂

La journée étant bien avancée, nous avons passée la soirée à nous raconter nos aventures respectives à travers l’Asie depuis ces 6 derniers mois. Cela fait un bien fou de pouvoir partager avec quelqu’un ces moments dans sa propre langue.

Lors d’un voyage, on rencontre du monde, et la plupart du temps on échange sur nos impressions en anglais. Le problème c’est que certaines subtilités, émotions ou ressentis sont difficilement exprimables dans une autre langue que la sienne. Cela crée parfois des frustrations.

Autant dire que je me suis transformée en vrai moulin à parole ^^

Dès le lendemain, nous avons loué une moto auprès de notre hôtel pour aller faire un tour dans les environs et découvrir ce que ces montagnes avaient à nous montrer.

Je pensais que je finirai par être un peu blasée par les rizières et en fait je continue à m’émerveiller de voir toutes ces terrasses gorgées d’eau au milieu de montagnes verdoyantes au possible.

 

 

La route est sinueuse et nous croisons beaucoup de paysans sur le bord de la route qui travaillent les plants de riz. C’est la saison des récoltes. J’aurai vu toutes les étapes du cycle de vie du riz. Cela peut sembler stupide, mais avant d’aller en Asie, je n’avais aucune idée de la forme que prenant une pousse de riz mature.

A force de virages et de pauses pour faire des photos, nous finissons par poser notre scooter dans un tout petit village perché en haut d’une colline. C’est jour de marché et tout le monde est de sortie. Nous croisons beaucoup de femmes habillées en tenue traditionnelle Hmong.

Les Hmongs sont une des différentes ethnies que l’on retrouve au Vietnam. Il existe parmi les Hmongs, différents groupes, mais les femmes que nous avons croisées ce jour là étaient apparemment des Hmongs fleuries. Leur tenue est très facilement reconnaissable et sachez que cela prend environ 6 mois pour confectionner une tenue traditionnelle.

 

 

J’ai déambulé dans les petites ruelles du village, observant la vie qui se déroulait tranquillement, croisant les villageois, échangeant quelques regards et sourires timides. Nous entrons finalement dans la cour d’une école où de jeunes élèves semblent moins pressés que leur homologues européens de quitter les salles de classe.

Après avoir longtemps joué au chat et à la souris, je parviens à tirer quelques clichés de jeunes étudiantes vietnamiennes. Ici, les jeunes filles se cachent des objectifs. Je ne peux que les comprendre et n’insiste pas outre mesure.

Nous redescendons avec Cyrille par des chemins de traverse et nous perdons plus ou moins dans la montagne vietnamienne. Les points de vue sont superbes et nous longeons les rizières où les paysans sont en train de procéder à la récolte du riz. La tâche est rude. La position est pénible pour le dos, en permanence courbé.

Nous croisons un groupe de jeunes enfants très intrigués par notre présence. Quelques photos sont prises et nous leur montrons sur l’écran de notre appareil photo. L’effet est immédiat. Tous se mettent à crier d’excitation de se voir sur l’appareil. Des moments d’innocence.

 

 

A force de sortir des sentiers battus, nous atterrissons sur une piste qui ressemble plus à un pierrier qu’à un chemin carrossable. Cela nous a valu quelques minutes de moto mémorables que j’ai filmé rapidement. (Vous m’excuserez pour le langage un peu fleurit, parfois je m’oublie un peu ;))

 

Comme première étape vietnamienne, Bac Ha est définitivement une bonne option, mais j’en entendu dire, que Sapa valait tout autant sa réputation 🙂

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