Indonesie

Indonésie : A la rencontre des Orang-Outans

Ketambe : le point de départ

 

Ketambe est le point de départ de quelques trek dans les environs du parc de Leuser dans le nord de Sumatra.
Ayant envie d’être un peu plus dans la nature, j’ai décidé de partir à la rencontre des Orang-Outans de Sumatra. La déforestation et l’industrie de l’huile de palme menace gravement leur survie et j’avais l’occasion de les apercevoir dans leur environnement naturel, alors je n’ai pas trop hésité.

On y trouve également des Rhinocéros de Sumatra, mais ils sont devenus tellement rare que cela n’arrive jamais.

La région est plus authentique et moins fréquentée que Bukit Lawang plus au sud. il paraît que les guides nourrissent les singes pour contenter les touristes. Je n’aime pas le principe. Quel est l’intérêt de faire venir un animal sauvage en lui jetant des apâts ? Autan aller au zoo.  Certains singes sont devenus agressifs à force d’être nourris à l’oeil et cela perturbe leur biologie.

Comme à mon habitude, j’ai débarqué à l’improviste déposée par le mini-van dans le village de Kutacane, à une heure tardive m’empêchant d’attraper le dernier labi-labi (taxi collectif) qui pouvait m’amener jusqu’à Ketambe et ma guesthouse.

Je me retrouve donc à devoir passer la nuit dans la guesthouse (je ne sais même pas si le mot est approprié) la plus pourri de tout Sumatra. La chambre était tellement petite que seul le lit une place et une chaise tenaient dedans. Les murs étaient recouverts de crasse, les draps étaient sales, cela sentait l’urine et c’était bruyant. C’est le pire endroit où j’ai dormi depuis le début de mon voyage en Asie. Et de loin ! Je vous invite donc à éviter le Wisma Guesthouse.

Après une nuit très mauvaise et très courte interrompue en permanence par les coups de fils incessants de mes voisins de chambrée, je prends le premier taxi qui passe à portée de voix. J’arrive après quelques minutes à Ketambe et à proximité des différentes guesthouse qui bordent la petite route fleurie. Je pose le mien chez Pak Mus. Les bungalow et le cadre étaient définitivement trop enchanteurs pour que je passe à côté.

Je réserve avec eux mon trek pour aller à la découverte des Orang-Outans. N’étant pas vraiment équipée pour ce type d’activité, j’ai opté pour un circuit court : 2 jours/1 nuit.
La veille de mon départ, j’ai rencontré Nicolas et Antoine, deux français qui se sont joints à moi pour le circuit.

Ma rencontre avec les orang-outans

 

Départ prévu à 9h00. Ce sera finalement à 9h30, le temps étant une notion abstraite en Indonésie 😉
Après un petit quart d’heure, nous quittons la route pour entrer dans la forêt.

On n’avait pas fait 10 mètres que le guide nous montre un Orang – Outan perché sur un arbre au loin. Je ne sais pas comment il l’a vu, cela se résumait à un tâche orange dans les arbres.

On s’est un peu approchés de l’arbre pour mieux l’observer. C’était une maman avec son petit.

Habituellement, les singes me laissent assez indifférente. Je ne les trouve pas forcément très beau. Notamment, l’Orang-Outan : bras et jambes définitivement trop grands, trop de poils et puis le orange n’est pas très tendance :p Mais de les voir dans leur environnement naturel c’est vraiment très émouvant. Même sans raffoler des singes, cela fait un petit quelque chose de les voir.  Ils ont une bonne bouille finalement. Et puis, c’est quand même plus sympa que le Jardin des Plantes.

On arrive vers 11h00 au camp de base près de la rivière.

Le cadre est sympa et l’eau est bonne. J’aurai aimé profiter de la baignade plus longuement, mais ayant oublié mon maillot de bain, jouer à Manon des sources cachée derrière des rochers en surveillant en permanence que personne ne s’aventure de mon côté, gâche un peu le plaisir.

On repart vers 14h00 pour une nouvelle promenade sans vraiment de difficultés et sans vraiment de nouveautés hormis quelques singes de Thomas. Ils sont vraiment rigolos ces petits singes. Ils ont une petite crête sur le sommet du crâne qui leur donne une allure un peu punky.

Retour au camp de base à 16h. Re-baignade et farniente au programme.

Avec la tombée de la nuit, les singes commencent à sortir de leur cachette et un Orang – Outan s’installe à quelques mètres du camp. Celui-là était difficilement observable. Beaucoup de feuillage autour de lui et il s’était construit un petit coussin avec des feuilles, ce qui n’arrangeait rien. Mais on était contents quand même :).

On a passé la soirée à discuter avec le guide d’un groupe de russes qui nous a rejoint dans la journée. Il a évoqué la culture indonésienne, les problèmes politiques, les conflits internes du côté de Banda Aceh, la place des femmes dans la société indonesienne, le mariage arrangé, l’excision, la vie en tant que guide etc…c’est toujours agréable de pouvoir échanger sur nos différences culturelles. En somme, une soirée très sympa autour d’un feu de camp indo-franco-russe 🙂

L’ironie c’est que ce guide, très connu dans la région et passionné par son métier, s’est retrouvé avec un groupe qui préférait lézarder au soleil, quand nous, qui voulions un peu plus de difficultés et d’aventure, avions un guide qui préférait se reposer tous les quarts d’heure…on n’a pas toujours ce que l’on veut !

Au moment d’aller me coucher sous la bâche en plastique qui sert de tente, je découvre que mon duvet est encerclé par le guide et notre cuisinier.

Apparemment on s’ est mal compris. Quand il m’a demandé où je preferais dormir, dans l’igloo ou sous la bâche avec les garçons, je pensais que sous la bâche avec les garçons, signifiait avec Nico et Antoine et pas avec le guide et son pote qui veulent se caser avec une blanche parce qu’on n’est pas obligé de se marier avec elle et parce que les peaux blanches sont plus jolies (véridique).

Du coup, j’ai déménagé mon duvet dans l’igloo. Cela peut sembler stupide, mais je me sentais plus en confiance avec Antoine et/ou Nico.

Le lendemain, Nico et Antoine ont mis la pression au guide pour qu’on aille jusqu’aux cascades et pas seulement aux sources.

Effectivement, le trajet pour aller jusqu’aux sources prend une grosse demie heure. Ce qui fait vraiment court. Ceci dit, Nico et Antoine ont un rythme assez soutenu. Je ne parle pas du guide, il restait tout le temps derrière. En allant aux cascades on s’est rajouté une demie heure supplémentaire et un peu de difficultés. Mais bon, rien d’insurmontable non plus, avec un petit passage sur un tronc d’arbre au-dessus des rapides. Comme dans Indiana Jones ! Malheureusement, je n’avais pas mon fouet.

Enfin…j’ai quand même fait un beau vol plané (mon pantalon s’est accroché à une racine), puis une presque belle glissade (les chemins de terre sont un peu glissants) et enfin j’ai pris un tronc d’arbre dans la tête (je ne sais pas ce qu’il faisait là ce tronc, en travers du chemin…)

Mais pas de bobos !

En rentrant à la guesthouse, on est tombé sur un gros mâle Orang-Outan, puis près de la route, sur un groupe de trois. J’ai presque du mal à croire qu’ils soient en voie de disparition tellement on en a vu pendant ces deux jours.

Bilan

 

Un peu déçue par le « trek » qui s’ apparente plus à une promenade dans la forêt avec bivouac pour colonnie de vacances. J’attendais un peu plus d’aventure. En même temps, à une heure de marche de la route et deux jours de balade, on ne risquait pas de tomber sur le yeti indonésien.

Ceci dit, la bonne nouvelle c’est qu’il aura fallu attendre 32 ans pour découvrir que je n’étais pas allergique aux piqûres d’abeilles et également que tous les gens qui disent que c’est très douloureux sont vraiment douillets. Trois piqûres en deux jours, je sais de quoi je parle :p

Si vous voulez découvrir le Parc Leuser

Y aller :

Vous devez vous rendre à Ketambe. Si vous arrivez trop tard, le minibus vous déposera à Kutacane. Si le dernier labi-labi est déjà parti, vous devrez passer la nuit sur place.

N’ayant pas eu le choix, j’ai dormi au Wisma.
Pour éviter ces désagréments, vous pouvez contacter votre guesthouse pour qu’ils viennent vous chercher à un village à mi-chemin. Je n’avais pas prévu le coup…

Le logement :

Pak Mus Guesthouse
50 000 Rp la nuit dans un bungalow avec Salle de Bain. Douche au seau. Cadre super agréable et famille accueillante et sympa.

Le Trek :

Si vous recherchez un trek très facile et relax, c’est une bonne option.

J’ai booké le trek avec ma guesthouse
Cependant, je ne vous recommande pas de réserver votre trek chez eux.

700 000 Rp par personne pour un groupe de trois
– Pas de réserve d’eau suffisante
– Guide pas très professionnel, voire un peu tire au flanc.

Adressez vous plutôt à Friendship une autre adresse où dormir. Ils ont l’air un peu plus professionnels.

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