Bodhgaya
Inde

Inde : sur les traces de Bouddha à Bodhgaya :

Située à 4 heures de train de Varanasi, Bodhgaya est une toute petite bourgade et un des points de convergence des bouddhistes à travers le monde.

C’est ici, sous l’arbre de la Bodhi, que Siddhartha Gautama, fondateur et maître du bouddhisme atteignit l’éveil et devint Bouddha.

Arbre le plus sacré que la Terre ait porté, il recevait toutes les attentions. Cependant, l’épouse de l’Empereur indien en place à cette époque (environ 200 avant JC) jalouse de l’attention que le souverain lui portait, décida de tuer l’arbre.

Une des filles de l’empereur ayant eu vent des projets de l’épouse, recueillit une bouture qui prospéra au Sri Lanka, avant qu’une nouvelle bouture ne soit réintroduite à Bodhgaya à son emplacement originel.

Inutile de vous dire que de très nombreux pèlerins bouddhistes viennent du monde entier (même le Dalai-Lama vient passer quelques jours tous les ans !)

Les congrégations de moines viennent régulièrement se recueillir et psalmodier des mantras pendant de longs moment, face à l’arbre de la Bodhi. Un moment particulier et intense où les vibrations qui émanent des chants monastiques raisonnent en vous et vous transportent dans un monde de spiritualité.

Bodhgaya offre une très grande diversité de temples, édifiés sous des modèles différents (japonais, bhoutanais, chinois etc…), ainsi qu’un impressionnant Bouddha haut de 25 mètres. La statue renfermerait 2000 petits bouddha.

Le petit village est vraiment très agréable et tous les temples rivalisent de beauté. C’est vraiment très intéressant de constater les différences architecturales entre les différentes régions bouddhistes du monde.

Je vous recommande vivement de faire un petit saut par cette petite ville, mais essayez plutôt de loger dans bodhgaya même et non dans l’autre ville à côté, Gaya. J’y ai vécu une expérience franchement désagréable, à loger dans un hôtel miteux et crasseux au possible, sans parler du bruit permanent des voitures.

Je pense que j’arrive également aux limites que mes nerfs peuvent endurer. Comme on me l’avait dit, l’Inde est un choc psychologique. Je n’ai pas voulu y croire au début, mais la réalité est là. Je sens que mes nerfs craquent et que j’arrive à mes limites. Le bruit permanent, les incivilités que l’on subit toute la journée, les bousculades, les incompréhensions, les arnaques (petites ou grandes), les regards pesants.

Autant vous dire que lorsquej’ai quitté l’hôtel et qu’un des employé m’a demandé comment j’avais trouvé mon séjour, je n’ai pas mâché mes mots sur l’état de propreté de la chambre et de son prix qui n’est en aucun cas justifié.

Ma prochaine étape est Kolkata. J’avoue que je redoute beaucoup cette dernière étape. L’image que j’ai de la ville est assez négative, mais je tiens à aller jusqu’au bout de mon projet.

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