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Inde

Inde : Khajuraho, berceau du Kama-Sutra

Voilà, je me suis enfin « débarrassée » de mon chauffeur et de son taxi. Il était gentil, mais je dois reconnaître que c’était un peu la fête des clichés avec lui. Je dois donc prendre le train pour rejoindre le village de Khajuraho. C’est la première fois que je me retrouve vraiment seule en Inde après 10 jours passés ici, et je suis stressée au possible.

J’ai très peur de rater mon train ou de me tromper de train tout simplement. Dans la gare, les quais sont pleins à craquer de monde. Il y en a absolument partout. Des familles entières qui attendent allongées par terre, avec juste un drap posé au sol. Je me renseigne auprès du bureau pour confirmer le quai et l’heure d’arrivée de mon train. L’Inde est un pays tellement choatique que je ne me fie qu’à moitié à ce que l’on vient de me dire.

Alors que j’attendais debout, sans vraiment savoir quoi faire de moi-même, une jeune fille indienne est venue à ma rencontre. Elle était intriguée de me voir ici, seule, et voulait en savoir un peu plus à mon sujet. Elle voyageait avec sa famille et était originaire du sud de l’Inde. J’étais très surprise de son niveau d’anglais au regard de son jeune âge. Elle devait avoir à peine 15 ans. Apparemment, dans le sud de l’Inde l’instruction est meilleure que dans le nord, selon ses propos.

Nos chemins se séparent ainsi, sur le quai de la gare. Mon train est annoncé avec beaucoup de retard et je pars à la recherche d’une place où m’asseoir en attendant. Je trouve un petit banc à côté d’un marchand ambulant et d’un monsieur, qui attend comme moi, son train.

Le temps s’est clairement arrêté. J’ai l’impression que cela fait une éternité que j’attends mon train. Je trouve une famille auprès de laquelle je trouverai des ange-gardiens. Ils prennent le même train que moi et m’indiquent qu’ils me feront signe quand le train sera là.

Chose promise, chose due, je monte enfin dans le même train qu’eux et me dirige vers mon compartiment.

Au terme d’une nuit qui se rapproche probablement d’une des plus pénibles que j’ai vécues, j’arrive enfin à Khajuraho.

Le village abrite un complexe de temples très anciens et dont les ornementations sont d’une précision à couper le souffle. C’est probablement un des sites les plus visités de toute l’Inde. Inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco, le site compte 22 temples. La renommée du site tient aussi aux représentations de couples d’amoureux et aux êtres célestes ayant l’apparence de jolies femmes aux formes généreuses et aux attitudes pleines de charme, qui couvrent certaines parties des temples.

Berceau du Kama-Sutra, la plupart des sculptures sont très explicites, mais en réalité, il s’agit d’un travail d’une incroyable minutie. Les représentations sont d’une telle précision et d’une telle régularité que pendant un moment, on a l’impression d’observer des temples de bois, tellement il semble improbable qu’une oeuvre pareille ait pu être faite sur pierre.

Le calme et le respect sont de rigueur dans l’enceinte, ce qui ne fait qu’ajouter encore un peu plus de charme au lieu.

Il y a une très grande quantité de temples et on y passe très facilement de longues heures à observer les détails des ornementations. On retire ses chaussures à l’entrée de chacune des marches et on se dépêche de monter pour éviter de se brûler la plante des pieds sur la pierre chaude.

Khajuraho est une très petite ville, et est un très bel endroit qui mérite très largement d’être vu, tant pour sa tranquillité que pour la population qui y vit. Il y a d’autres temples autour du village, mais ils sont vraiment très petits. Cela dit, cela offre l’occasion d’une petite promenade dans les alentours du village.

J’en ai profité également pour m’acheter deux sarrouels dans une petite boutique du village. Les miens étant définitivement inadaptés aux températures indiennes 🙂

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